Emmanuel Macron au 20 heures : « En macronie tout est permis, y compris l’utilisation sûrement abusive des médias », dénonce Patrick Kanner

Le président de la République s’exprimera lors des 20 heures de TF1 et France 2 ce jeudi, en marge de la commémoration du 80ème anniversaire du Débarquement. L’opposition a saisi l’Arcom, dénonçant une tentative d’influence des électeurs à trois jours des européennes. Au Sénat, le sujet est au cœur des questions d’actualité au gouvernement.
Rédaction Public Sénat

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« À trois jours d’une élection essentielle pour la France et pour l’Europe, on aurait pu imaginer une forme de réserve quasiment déontologique de sa part », estime le président du groupe socialiste au Sénat, à propos de la prise de parole d’Emmanuel Macron prévue ce 6 juin aux JT de TF1 et France 2.

Saisi, le gendarme de l’audiovisuel a précisé que « tout ou partie des propos tenus lors de cette interview pourra être pris en compte » dans le décompte du temps de parole de Valérie Hayer, tête de liste du parti présidentiel pour ces élections européennes.

Censure du gouvernement : « Il y aura un moment de vérité, c’est la loi de finances pour 2025 »

Malgré les mises en garde de l’Arcom, la question préoccupe les sénateurs et fait l’objet de plusieurs questions d’actualité au gouvernement ce 5 juin. De son côté, Patrick Kanner dénonce le « n’importe quoi » du gouvernement pendant cette campagne, où Gabriel Attal a aussi fait irruption sur le plateau de France Info pour soutenir Valérie Hayer en pleine interview. « On sent bien qu’aujourd’hui en macronie tout est possible, tout est permis, y compris l’utilisation sûrement abusive des médias », dénonce le sénateur socialiste.

Pour Patrick Kanner, les résultats de ces élections européennes devraient provoquer « une remise en question majeure pour le gouvernement, son programme et son unité au sein de la majorité ». Alors que le Rassemblement national devrait demander une dissolution de l’Assemblée après ces élections, le président du groupe socialiste préfère attendre. « Laissons passer les Jeux olympiques. Il y aura un moment de vérité, c’est le vote de la loi de finances pour 2025, je pense que là les choses seront dites et faites », estime-t-il. Dénonçant le dérapage des finances publiques, une large partie de la droite se dit également prête à déposer une motion de censure lors de l’examen du prochain texte budgétaire.

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