Emmanuel Macron bat la campagne et maintient le calendrier de sa réforme des retraites
Après avoir effectué son premier déplacement à Cergy mercredi 27 avril, le Président réélu Emmanuel Macron s’est rendu dans les Hautes-Pyrénées pour se recueillir sur la tombe de sa grand-mère, décédée en 2013. Il en a également profité pour se déplacer sur le marché de Barbazan-Debat et y parler ruralité mais aussi pouvoir d’achat et retraites, alors que la bataille pour les législatives a déjà commencé pour l’opposition.

Emmanuel Macron bat la campagne et maintient le calendrier de sa réforme des retraites

Après avoir effectué son premier déplacement à Cergy mercredi 27 avril, le Président réélu Emmanuel Macron s’est rendu dans les Hautes-Pyrénées pour se recueillir sur la tombe de sa grand-mère, décédée en 2013. Il en a également profité pour se déplacer sur le marché de Barbazan-Debat et y parler ruralité mais aussi pouvoir d’achat et retraites, alors que la bataille pour les législatives a déjà commencé pour l’opposition.
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Par Klara Durand

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Ce vendredi 29 avril, « le président des villes » bat la campagne. En déplacement dans les Hautes-Pyrénées pour fleurir la tombe de sa grand-mère décédée en 2013, Emmanuel Macron a également parcouru le petit marché de Barbazan-Debat en début d’après-midi. Alors qu’au second tour de la présidentielle, la candidate d’extrême-droite, Marine Le Pen, a largement emporté l’adhésion des petites communes, en faisant en moyenne 30 % dans les communes de moins de 1000 habitants, 15 % dans les communes de 10 000 à 100 000 habitants, 12 % au-delà de 100 000 et aux alentours de 5 % à Paris, Emmanuel Macron s’y impose beaucoup moins. Au total, le Président a remporté le second tour dans 16.900 petites communes contre 18.100 pour son adversaire mais il gagne, en revanche, dans toutes les métropoles.

» Lire aussi : Résultats présidentielle 2022 : Le Pen des champs, Macron des villes

« Un apaisement, un retour au calme et à la concorde »

Emmanuel Macron cherche donc à se rapprocher des Français et à contredire l’image du Président des grandes villes qui a pu lui être assigné. Entre les selfies et les sourires, il a indiqué aux journalistes vouloir un « apaisement et un retour au calme, à la concorde », rappelant que son premier quinquennat « n’est pas fini », comme pour retarder la nomination de son futur premier ministre après que Gabriel Attal la veille a réfuté que le conseil des ministres du jeudi 28 avril était le dernier.

Au cours de son bain de foule de plus de deux heures, la plupart des habitants lui ont fait part de leurs difficultés concernant, en majorité, le pouvoir d’achat, les retraites, mais aussi la question du handicap et la santé. Il a fait quelques annonces, comme sur la réintégration des soignants non vaccinés : « Si ça continue à baisser dans les prochaines semaines, nous irons dans cette direction, c’est-à-dire pouvoir réintégrer », a-t-il annoncé.

La réforme des retraites lancée à la rentrée

Par ailleurs, le Président a insisté sur l’objectif de le lancer les discussions sur la réforme des retraites dès septembre prochain, pour une adoption début 2023. Point phare de son programme, celle-ci prévoit de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans pour s’aligner sur la moyenne européenne et financer le passage de la pension minimale à 1100 euros. Si à Barbazan-Debat, le Président s’est montré pressé d’engager ce chantier, cette réforme ne se réalisera pas sans susciter des conflits : comme l’indique le dernier sondage Elabe pour BFMTV, 64 % des Français interrogés se disent opposés à l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans sauf pour les carrières longues ou pénibles.

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