Emmanuel Macron « demande pardon » aux harkis et annonce une loi de réparation
Le Président de la République a « demandé pardon aux harkis au nom de la France et a annoncé un projet de loi de « reconnaissance et de réparation » à l’égard des anciens combattants aux côtés de l’armée française durant la Guerre d’Algérie.

Emmanuel Macron « demande pardon » aux harkis et annonce une loi de réparation

Le Président de la République a « demandé pardon aux harkis au nom de la France et a annoncé un projet de loi de « reconnaissance et de réparation » à l’égard des anciens combattants aux côtés de l’armée française durant la Guerre d’Algérie.
Public Sénat

Par C.D (avec AFP)

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

 

Ce lundi, Emmanuel Marcon a demandé « pardon aux harkis au nom de la France ». Le discours du chef de l’Etat a été interrompu par une femme en larmes qui estimait que les excuses n’étaient pas suffisantes.

Emmanuel Macron a également annoncé « avant la fin de l’année d’un projet de loi visant à inscrire dans le marbre de nos lois la reconnaissance et la réparation à l’égard des harkis ». Les harkis sont ces anciens combattants - jusqu’à 200.000 hommes - recrutés comme auxiliaires de l’armée française pendant le conflit qui opposa de 1954 à 1962 des nationalistes algériens à la France.

A l’issue de cette guerre, une partie d’entre eux, abandonnés par Paris, ont été victimes de représailles en Algérie.

Plusieurs dizaines de milliers d’autres, ont été transférés en France, où ils ont été placés dans des « camps de transit et de reclassement » aux conditions de vie indignes.

Plusieurs responsables politiques ont salué cette « reconnaissance », en pointant néanmoins du doigt le fait que l’approche de la présidentielle n’y est pas totalement étrangère. A l’instar du patron des sénateurs LR qui écrit sur Twitter :

« Même si l’arrière-pensée électorale d’E Macron est évidente à quelques mois de la présidentielle, il faut saluer la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon des Harkis. Leur sort fut atroce et il est juste que la France s’incline devant leur mémoire. »

La sénatrice LR Valérie Boyer, estime que si les « mots sont justes » , il aura fallu attendre le début de la campagne présidentielle d’un « candidat non déclaré ».

Le Sénat milite depuis des années pour la reconnaissance de la responsabilité de la France dans le sort subi par les harkis.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron « demande pardon » aux harkis et annonce une loi de réparation
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Emmanuel Macron « demande pardon » aux harkis et annonce une loi de réparation
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le