Emmanuel Macron devant les maires : la taxe d’habitation était un impôt « devenu injuste »
Lors de son discours en clôture du congrès de l’Association des maires de France (AMF), le Président a défendu la suppression de la taxe d’habitation, « un impôt mauvais pour les petites villes » et dont l’Etat « était le premier contribuable ».

Emmanuel Macron devant les maires : la taxe d’habitation était un impôt « devenu injuste »

Lors de son discours en clôture du congrès de l’Association des maires de France (AMF), le Président a défendu la suppression de la taxe d’habitation, « un impôt mauvais pour les petites villes » et dont l’Etat « était le premier contribuable ».
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« La taxe d’habitation était un impôt formidable », lance, ironique, Emmanuel Macron devant l’Association des maires de France (AMF), dont le congrès se clôt ce jeudi 18 novembre. « Le premier contribuable était l’Etat, poursuit-il, alors que de nombreux maires regrettent la suppression cette taxe. On en avait progressivement sorti une majorité de la population. C’était un impôt sur les classes moyennes, un impôt mauvais pour les petites villes, devenu injuste. » Et d’ajouter : « Si c’est ça l’autonomie fiscale, ça ne s’appelle pas liberté et responsabilité » réclamées par les maires.

« Sanctuariser la stabilité des dotations »

Emmanuel Macron propose un débat de fond sur ces questions de fiscalités, qui doivent « être clairement fléchées à des collectivités ». Il appelle, en défendant son bilan, à « sanctuariser ce que nous avons fait pendant quatre ans et demi : une stabilité des dotations ».

Rebondissant sur les propos de David Lisnard, le néo-président de l’AMF, qui souhaite une plus grande autonomie fiscale des communes, le chef de l’Etat donne l’exemple de l’Espagne, assurant qu’un tel système, s’il est mis en place « jusqu’au bout […] creuse les inégalités entre les territoires selon leur capacité à la prélever ». Emmanuel Macron défend, lui, davantage de « pluri annualité, de visibilité et de clarté des règles ».

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