« Emmanuel Macron doit reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays », tranche Rachid Temal

Pour le sénateur socialiste, la lettre d’Emmanuel Macron adressée aux Français après les législatives « abime la démocratie ». Rachid Temal appelle le président de la République à « reconnaitre les résultats des élections ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Tout cela n’est pas sérieux », s’agace Rachid Temal, après la publication dans la presse quotidienne régionale d’un courrier du président de la République adressé aux Français. Emmanuel Macron y appelle « l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines » à « engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays ».

Pour le sénateur socialiste, la séquence ouverte depuis les résultats des élections législatives, avec des tentatives de coalition autour d’un bloc central à l’Assemblée, a tout d’une « vérité parallèle ». « C’est quand même une démocratie particulière, nous sommes le seul pays où le président de la République ne dit pas clairement qu’il y a eu des vainqueurs. Depuis dimanche, il y a une petite musique, qui serait que tout le monde aurait gagné ou que tout le monde aurait perdu. Ce n’est pas l’école des fans ! », fustige Rachid Temal.

Avant toutes choses, le sénateur appelle donc Emmanuel Macron à « reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays ». En attendant, le Nouveau Front populaire n’a toujours pas trouvé d’accord sur un projet de gouvernement, ni sur une personnalité qui pourrait prétendre au poste de Premier ministre. À cet égard, le sénateur socialiste est prêt à élargir ce bloc de gauche à tous ceux qui se reconnaitraient dans le projet du Nouveau Front populaire, y compris des personnalités de centre-gauche.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Emmanuel Macron doit reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays », tranche Rachid Temal
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le