« Emmanuel Macron doit reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays », tranche Rachid Temal

Pour le sénateur socialiste, la lettre d’Emmanuel Macron adressée aux Français après les législatives « abime la démocratie ». Rachid Temal appelle le président de la République à « reconnaitre les résultats des élections ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Tout cela n’est pas sérieux », s’agace Rachid Temal, après la publication dans la presse quotidienne régionale d’un courrier du président de la République adressé aux Français. Emmanuel Macron y appelle « l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines » à « engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays ».

Pour le sénateur socialiste, la séquence ouverte depuis les résultats des élections législatives, avec des tentatives de coalition autour d’un bloc central à l’Assemblée, a tout d’une « vérité parallèle ». « C’est quand même une démocratie particulière, nous sommes le seul pays où le président de la République ne dit pas clairement qu’il y a eu des vainqueurs. Depuis dimanche, il y a une petite musique, qui serait que tout le monde aurait gagné ou que tout le monde aurait perdu. Ce n’est pas l’école des fans ! », fustige Rachid Temal.

Avant toutes choses, le sénateur appelle donc Emmanuel Macron à « reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays ». En attendant, le Nouveau Front populaire n’a toujours pas trouvé d’accord sur un projet de gouvernement, ni sur une personnalité qui pourrait prétendre au poste de Premier ministre. À cet égard, le sénateur socialiste est prêt à élargir ce bloc de gauche à tous ceux qui se reconnaitraient dans le projet du Nouveau Front populaire, y compris des personnalités de centre-gauche.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
10min

Politique

« Atmosphère de putsch » au PS, où les opposants d’Olivier Faure cherchent à le mettre en minorité

Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».

Le

« Emmanuel Macron doit reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays », tranche Rachid Temal
2min

Politique

Le sénateur LR Thierry Meignen visé par une plainte pour menaces de mort : le groupe socialiste demande au Sénat de « prendre les décisions qui s’imposent »

La journaliste Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, et les Editions Stock ont déposé plainte mardi contre le sénateur et ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis, Thierry Meignen, pour menaces de mort. Lors d’un rappel au règlement, le président du groupe socialiste, Patrick Kanner a interpellé la haute assemblée sur le sujet.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le