« Emmanuel Macron doit reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays », tranche Rachid Temal

Pour le sénateur socialiste, la lettre d’Emmanuel Macron adressée aux Français après les législatives « abime la démocratie ». Rachid Temal appelle le président de la République à « reconnaitre les résultats des élections ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Tout cela n’est pas sérieux », s’agace Rachid Temal, après la publication dans la presse quotidienne régionale d’un courrier du président de la République adressé aux Français. Emmanuel Macron y appelle « l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines » à « engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays ».

Pour le sénateur socialiste, la séquence ouverte depuis les résultats des élections législatives, avec des tentatives de coalition autour d’un bloc central à l’Assemblée, a tout d’une « vérité parallèle ». « C’est quand même une démocratie particulière, nous sommes le seul pays où le président de la République ne dit pas clairement qu’il y a eu des vainqueurs. Depuis dimanche, il y a une petite musique, qui serait que tout le monde aurait gagné ou que tout le monde aurait perdu. Ce n’est pas l’école des fans ! », fustige Rachid Temal.

Avant toutes choses, le sénateur appelle donc Emmanuel Macron à « reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays ». En attendant, le Nouveau Front populaire n’a toujours pas trouvé d’accord sur un projet de gouvernement, ni sur une personnalité qui pourrait prétendre au poste de Premier ministre. À cet égard, le sénateur socialiste est prêt à élargir ce bloc de gauche à tous ceux qui se reconnaitraient dans le projet du Nouveau Front populaire, y compris des personnalités de centre-gauche.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Socialist Party figure at the Socialist Party summer camp
4min

Politique

Sénatoriales : après l’aval des socialistes en Seine-Maritime, l’accord national PS-Ecologistes n’est plus menacé

L’accord national entre les socialistes et les écologistes pour les sénatoriales a failli partir à vau-l’eau. Les réticences de la fédération PS de Seine-Maritime pour céder la deuxième place à une écologiste ont entraîné un bras de fer entre Verts et Roses. Bras de fer qui s’est soldé par un retour au calme et un gentlemen’s agreement entre les deux parties.

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
8min

Politique

Présidentielle : Sarah Knafo, une campagne peut en cacher une autre

À quelques mois de la présidentielle de 2027, Sarah Knafo s’impose comme l’un des visages les plus en vue de Reconquête !. Omniprésente dans les médias, en librairie le 2 septembre avec « Le Casse du siècle », l’eurodéputée de 33 ans assure pourtant qu’Éric Zemmour reste le « candidat naturel » du parti. Une complémentarité revendiquée entre les deux, mais qui nourrit inévitablement une question, derrière la campagne de Éric Zemmour, Sarah Knafo prépare-t-elle aussi la sienne ?

Le

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le