« Emmanuel Macron doit reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays », tranche Rachid Temal

Pour le sénateur socialiste, la lettre d’Emmanuel Macron adressée aux Français après les législatives « abime la démocratie ». Rachid Temal appelle le président de la République à « reconnaitre les résultats des élections ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Tout cela n’est pas sérieux », s’agace Rachid Temal, après la publication dans la presse quotidienne régionale d’un courrier du président de la République adressé aux Français. Emmanuel Macron y appelle « l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines » à « engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays ».

Pour le sénateur socialiste, la séquence ouverte depuis les résultats des élections législatives, avec des tentatives de coalition autour d’un bloc central à l’Assemblée, a tout d’une « vérité parallèle ». « C’est quand même une démocratie particulière, nous sommes le seul pays où le président de la République ne dit pas clairement qu’il y a eu des vainqueurs. Depuis dimanche, il y a une petite musique, qui serait que tout le monde aurait gagné ou que tout le monde aurait perdu. Ce n’est pas l’école des fans ! », fustige Rachid Temal.

Avant toutes choses, le sénateur appelle donc Emmanuel Macron à « reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays ». En attendant, le Nouveau Front populaire n’a toujours pas trouvé d’accord sur un projet de gouvernement, ni sur une personnalité qui pourrait prétendre au poste de Premier ministre. À cet égard, le sénateur socialiste est prêt à élargir ce bloc de gauche à tous ceux qui se reconnaitraient dans le projet du Nouveau Front populaire, y compris des personnalités de centre-gauche.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
2min

Politique

Lyhanna : Emmanuel Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable », Sébastien Lecornu demande que « les conclusions de l’enquête administrative lui soient remises sous 15 jours »

Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».

Le

« Emmanuel Macron doit reconnaître la défaite de son camp et dire que c’est à la gauche de diriger ce pays », tranche Rachid Temal
3min

Politique

Loi de programmation militaire : le sénateur LR Hugues Saury appelle à des négociations en vue de la commission mixte paritaire

Interrogé sur Public Sénat, le sénateur LR Hugues Saury assume le rejet par son groupe, mardi, de l’article phare de la loi de programmation militaire. La droite espère encore arracher une rallonge supplémentaire à la hausse de 36 milliards d’euros du budget des armées inscrite dans le texte, qui file en commission mixte paritaire.

Le