Emmanuel Macron évoque une possible levée du passe sanitaire dans certains territoires, mais reste prudent
Face à l’amélioration des données épidémiques, Emmanuel Macron a évoqué jeudi la possibilité de lever l’utilisation du passe sanitaire dans certains territoires. Sans fixer de calendrier, il précise toutefois qu’une telle mesure n’interviendra pas dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron évoque une possible levée du passe sanitaire dans certains territoires, mais reste prudent

Face à l’amélioration des données épidémiques, Emmanuel Macron a évoqué jeudi la possibilité de lever l’utilisation du passe sanitaire dans certains territoires. Sans fixer de calendrier, il précise toutefois qu’une telle mesure n’interviendra pas dans les prochaines semaines.
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Par Public Sénat avec AFP

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Malgré la rentrée, l’épidémie de covid-19 se calme en France. Le président Emmanuel Macron promet donc de réfléchir à relâcher les restrictions, à commencer par l’application du passe sanitaire, mais il reste pour l’heure très prudent. « Dès que les conditions sanitaires le permettront et, à mon avis, quand je vois les chiffres, ça ne va pas venir si tard », on pourra se « permettre, sur les territoires où le virus circule moins vite, de lever certaines contraintes et de revivre normalement », a déclaré jeudi le chef de l’Etat.

Comme d’autres pays, la France a connu sous l’effet du variant Delta une « quatrième vague » au début de l’été, avec une nette reprise des contaminations, y compris chez des personnes déjà vaccinées contre le covid-19. Avec la rentrée des classes et le retour au travail de nombreux employés, on pouvait redouter que la flambée perdure. Mais celle-ci a en fait faibli. Depuis la mi-août, les contaminations reculent et, plus important encore, les hospitalisations en soins critiques, qui avaient progressé, mais restaient limitées, se mettent à leur tour à décliner.

Pas d’échéance

Dans ce contexte, l’Etat, en premier lieu Emmanuel Macron, commence à agiter la promesse d’un relâchement des restrictions, dont la plus emblématique des derniers mois : le passe sanitaire exigé dans de nombreux endroits, comme les restaurants et cinémas. « Le passe sanitaire n’est pas un objectif en soi, je suis le plus heureux des hommes si on peut l’arrêter demain », a déclaré le président de la République en marge d’une rencontre avec le syndicat patronal des entreprises de proximité (u2p). Il a toutefois défendu « un instrument de gestion qui a permis d’éviter la fermeture » de nombreux commerces. « Le passe sanitaire a été une stratégie payante parce qu’elle a produit des résultats pour conduire à se faire vacciner », a-t-il déclaré.

« Maintenant, que va-t-on faire ? Le pragmatisme ! Est-ce qu’on pourra s’en passer dans 15 jours ou trois semaines du passe sanitaire ? Non, des territoires en auront encore besoin », a estimé Emmanuel Macron. « Est-ce qu’il est utile au moment où je vous parle dans plusieurs territoires ? Oui ! », a-t-il encore martelé. « Vous avez pu ouvrir vos restaurants dans des territoires où avec le même taux l’année dernière on fermait tout, parce qu’on avait vaccin et passe sanitaire. »

Obligation vaccinale pour les soignants

Autre soulagement pour le gouvernement, le système de santé n’a, dans l’immédiat, guère pâti de l’entrée en vigueur mercredi de la vaccination obligatoire pour les soignants, alors que certains observateurs redoutaient des exclusions en masse. « Le 15 septembre noir, jour de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale des professionnels, tant commenté, fantasmé, qui annonçait une foule de contrevenants refusant la vaccination, n’a pas eu lieu ! », s’est félicitée dans un communiqué Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France (FHF) qui réunit les principaux établissements du pays.

Dans le détail, selon les chiffres donnés par Olivier Véran, seuls 3.000 soignants ont été suspendus mercredi pour ne pas être vaccinés, un chiffre qu’il a mis regard avec les plus de 2,5 millions de salariés concernés.

Enfin, la vaccination anti-Covid 19 reste en France l’une des plus avancées parmi les pays européens, même si elle ralentit depuis quelques semaines. Evoqué depuis des semaines, l’objectif de 50 millions de primo-vaccinés - initialement fixé pour fin août - semble enfin à portée de main pour cette fin de semaine.

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