Emmanuel Macron : le président « de la France qui rit » selon Geoffroy Didier
Le directeur de campagne de Laurent Wauquiez, était l’invité de Territoires d’Infos ce mardi. « Quelques éléments positifs mais beaucoup d’insuffisance », tel est le bilan qu’il dresse des premiers mois d’Emmanuel Macron à l’Élysée. 

Emmanuel Macron : le président « de la France qui rit » selon Geoffroy Didier

Le directeur de campagne de Laurent Wauquiez, était l’invité de Territoires d’Infos ce mardi. « Quelques éléments positifs mais beaucoup d’insuffisance », tel est le bilan qu’il dresse des premiers mois d’Emmanuel Macron à l’Élysée. 
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos ce mardi, Geoffroy Didier dresse un bilan des premiers mois du président de la République. S’il lui reconnaît « quelques éléments positifs », il pointe surtout les « insuffisances » d’Emmanuel Macron. Pour Geoffroy Didier, la « dimension internationale retrouvée » et « « la fin partielle de l’ISF (…) que la droite n’avait pas mis en œuvre » sont les rares points positifs du mandat en cours. En ce qui concerne, la sécurité, le logement, l’Europe ou les retraités il est beaucoup plus sévère. « Plusieurs millions de nos concitoyens qui sont retraités vont voir leurs impôts massivement augmenter » s’indigne-t-il. Avant de critiquer point par point les premières mesures d’Emmanuel Macron.

Geoffroy Didier dénonce « une vraie faiblesse sur le plan régalien, quasiment rien sur la sécurité, quasiment rien sur la montée des communautarismes. » Il fustige par ailleurs la vision européiste du président de la République qui fait « penser à une nation diluée progressivement dans le fédéralisme. » D’après lui, Emmanuel Macron est « un président de la France qui rit, de la France qui va bien, de la France qui s’en sort, de la France qui profite de la mondialisation. » Un président qui « ne prend pas conscience » de la réalité car « il n’a jamais été un élu local, c’est un banquier d’affaires. »

 Le président « considère l’immobilier comme une rente »,

Le vice-président de la région Île-de-France en charge du logement, Geoffroy Didier s’exprime plus vertement encore sur la politique du logement portée par Emmanuel Macron. Selon lui, le président « considère l’immobilier comme une rente », ce qui explique, toujours selon lui, qu’Emmanuel Macron « ne comprend pas, ne saisit pas les aspirations les plus profondes de nos concitoyens comme celle par exemple qui consiste à devenir propriétaire. » Geoffroy Didier croit, lui, que « la plupart des Français aspirent à devenir propriétaire pour transmettre à leurs enfants et pour sécuriser leurs vieux jours. »

Partager cet article

Dans la même thématique

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Périscolaire : une liste noire de personnels ayant eu des « comportements inappropriés » est-elle faisable ?

Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?

Le