« Emmanuel Macron n’est plus le maître des horloges » déclare Bruno Retailleau
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, est revenu sur la démission de Gérard Collomb et critique vivement Emmanuel Macron

« Emmanuel Macron n’est plus le maître des horloges » déclare Bruno Retailleau

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, est revenu sur la démission de Gérard Collomb et critique vivement Emmanuel Macron
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’Élysée a fini par céder. Après avoir refusé lundi, la démission de Gérard Collomb, Emmanuel Macron a fini par accepter, dans la nuit de mardi 2 à mercredi 3 octobre, la démission du ministre de l’intérieur. C’est Édouard Philippe, le premier ministre, qui assurera l’intérim. Bruno Retailleau ne se réjouit pas de cette situation et se montre inquiet : « On tutoie une crise de régime mais je vais vous faire une confidence : cela ne me réjouit pas. On est dans une situation critique car nous sommes dans une crise. La crise de régime n’est pas encore la mais il y a un tel affaiblissement, très rapide depuis la rentrée. »

Le sénateur de Vendée voit, dans la démission de Gérard Collomb, un affaiblissement d’Emmanuel Macron : « Il y a quelques semaines, c’était un autre ministre d’État qui démissionnait en direct à la radio. Hier Gérard Collomb démissionne. Cela signifie qu’Emmanuel Macron n’est plus le maître des horloges. Il se laisse imposer le calendrier par ses ministres et il apprend leurs démissions par voie de presse. C’est une brisure à sa verticalité. Il était Jupiter et il imposait à la fois son temps et son action au reste de là planète France. »

Il poursuit et critique sévèrement le Président : « Cela résume aussi un divorce. Le divorce avec M.Collomb, c’est le divorce entre les Français et Emmanuel Macron. En un an les Français sont passés d’une forme d’espérance à une désillusion. On a enchaîné les bévues depuis la rentrée. Il ne faut pas s’en réjouir. Le macronisme est un progressisme. Qu’est-ce que le progressisme ? Rien. Il n’a pas construit de doctrine idéologique. »

Partager cet article

Dans la même thématique

« Emmanuel Macron n’est plus le maître des horloges » déclare Bruno Retailleau
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

« Emmanuel Macron n’est plus le maître des horloges » déclare Bruno Retailleau
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le

« Emmanuel Macron n’est plus le maître des horloges » déclare Bruno Retailleau
3min

Politique

Déjeuner d’Annie Genevard en présence de Xenia Fedorova : « Symptomatique de la porosité entre une partie de la droite et l’extrême droite », tacle Laurence Rossignol

Suite aux révélations de la présence de la ministre de l’Agriculture à un déjeuner récent de l’Institut de l’Espérance, cercle de réflexion lancé par le milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré, où figurait parmi les invités, Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a demandé des explications au gouvernement.

Le