Emmanuel Macron « ne sera pas un président médiatique, mais à l’écoute et à l’action » selon Ferrand
Invité de l’émission L’épreuve de vérité, le secrétaire général de La République en marche Richard Ferrand, a esquissé ce que sera la présidence d’Emmanuel Macron dès son investiture. Il ne voit « pas d’inconvénient » à la candidature de Valls qui n’est cependant pas « automatique ».

Emmanuel Macron « ne sera pas un président médiatique, mais à l’écoute et à l’action » selon Ferrand

Invité de l’émission L’épreuve de vérité, le secrétaire général de La République en marche Richard Ferrand, a esquissé ce que sera la présidence d’Emmanuel Macron dès son investiture. Il ne voit « pas d’inconvénient » à la candidature de Valls qui n’est cependant pas « automatique ».
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C’est un nouveau président de la République qui va prendre ses fonctions le 14 mai prochain. Nouveau, dans tous les sens du terme. Inconnu du grand public, il y a encore quelques mois, Emmanuel Macron a toujours intérêt à mieux se faire connaître de beaucoup de Français et doit en même temps montrer quel président il compte être. Ça tombe bien, Richard Ferrand, son bras droit, est là pour faire le job. Le secrétaire général de La République en marche esquisse le portrait de celui qu’il soutient depuis le début : « Il aime aller au contact (…) Il aime la confrontation et surtout la pédagogie (…).Et d’ajouter : « Emmanuel Macron ne souhaite pas être un président enserré, enfermé dans le palais de l’Elysée (…) Ce ne sera pas un président médiatique mais à l’écoute et à l’action (…) Les Français le verront, les journalistes beaucoup moins ».  Mais il prévient : « C’est un homme très exigeant avec lui-même et avec tous les autres. Il sait être dur ».

Alors que le mouvement La République en marche dévoilera ses investitures aux législatives avant jeudi 11 mai à midi, les spéculations vont bon train quant aux différents candidats : « Il se peut qu’il y ait quelques [députés de droite] comme il y aura quelques députés socialistes » estime le député finistérien. Quant à l’annonce de la candidature de manuel Valls au nom de la nouvelle majorité, Richard Ferrand n’y voit « pas d’inconvénient »  mais « il faut qu’il matérialise sa candidature » car « rien n’est automatique » : « Il faut examiner ses motivations, les termes de sa candidature (…) faire ce que l’on fait pour tout le monde ». Si l’ancien Premier ministre estime que le PS est « mort », Richard Ferrand, ancien membre du Parti socialiste qu’il a quitté il y a quelques jours, n’est pas du même avis, tout en nuançant : « [Le PS] paraît être en vie » même s’il « n’est pas en grande forme ».

Richard ferrand ne voit « pas d’inconvénient » à la candidature de Valls qui n’est cependant pas « automatique »
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Face à la difficulté d’obtenir une majorité absolue, le député finistérien assure : « Je suis convaincu que nous [en] sommes capables, je ne vous dis pas que nous allons réussir ». Il poursuit : « Les électrices et les électeurs n’ont pas élu Emmanuel Macron pour qu’il aille inaugurer les chrysanthèmes (…) Il faut donner au président les moyens d’action. Et les moyens, ça s’appelle une majorité à l’Assemblée nationale. Et je constate que depuis 81, le peuple français ne s’est jamais démenti ».  Le bras droit d’Emmanuel Macron reste confiant, ayant relevé qu’ « il y a une très forte aspiration dans notre pays à la cohérence de l’action politique. La fronde, d’où qu’elle vienne, je crois que nos concitoyens en ont juste ras le bol ».

Alors que c’est un point qui fait déjà polémique, Richard Ferrand a confirmé qu’Emmanuel Macron allait bien procéder par ordonnances concernant la « simplification du droit du travail » : « La concertation (…) évidemment aura lieu, mais on ne souhaite pas que le débat parlementaire s’enlise. C’est pourquoi, on souhaite aller vite. Non pas pour « squeezer » (…) les syndicats, mais pour aller plus vite dans la procédure parlementaire ».

Egalement interrogé sur le retrait de la vie politique de Marion Maréchal Le Pen, annoncé par cette dernière mardi 9 mai, Richard Ferrand déclare : « Une Le Pen qui arrête de faire de la politique, moi ça ne me fâche pas (…) Vouloir le renouvellement c’est aussi faire en sorte qu’on n’ait pas une PME de l’extrême droite qui prospère trop ».   

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