Emmanuel Macron présente ses premiers voeux aux Français
Emmanuel Macron présente dimanche à 20H00 à la télévision, à la radio et sur internet les premiers voeux aux Français de son...

Emmanuel Macron présente ses premiers voeux aux Français

Emmanuel Macron présente dimanche à 20H00 à la télévision, à la radio et sur internet les premiers voeux aux Français de son...
Public Sénat

Par Laurence BENHAMOU

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron présente dimanche à 20H00 à la télévision, à la radio et sur internet les premiers voeux aux Français de son quinquennat, sur fond de net regain pour lui dans les sondages et d'indicateurs économiques et sociaux repassés au vert.

Le chef de l'Etat a choisi de maintenir cette tradition des voeux télévisées en vigueur depuis Charles de Gaulle. Comme les années précédentes, l'image de la façade du Palais de l'Elysée sur fond de Marseillaise précéderont à 20 heures tapantes son allocution. Bureaux ou jardins ? L'Elysée veut maintenir jusqu'au bout le suspense sur le cadre qui sera choisi.

Sur le fond, "le chef de l'Etat insistera sur des pensées de solidarité envers ceux qui, en ce moment de fêtes de famille, sont parfois seuls ou dans la difficulté", a précisé samedi soir le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

"Il donnera aussi du sens à l'action qui a été engagée et à l'action qui va se poursuivre", selon le porte-parole.

Le président de la République devrait aussi souligner que les réformes continueront à un rythme élevé tout au long du quinquennat. "C'est une première étape, mais un quinquennat compte cinq années et nous comptons bien mettre à profit les quatre années restantes pour transformer le pays", assure M. Griveaux.

Si les voeux ne sont généralement qu'un exercice de pédagogie, certains présidents en ont profité pour faire des annonces. François Hollande avait fait celle de son "pacte de responsabilité" avec les entreprises le 31 décembre 2013 et, fin 2015, son plan pour 500.000 personnes de plus en formation professionnelle.

Mais à peine revenu de quelques jours de vacances dans les Pyrénées, Emmanuel Macron a lui réinvesti le terrain médiatique dès samedi, en organisant sous l'oeil des caméras une cérémonie de signature de trois lois - budget 2018, loi de financement de la Sécurité sociale et loi qui met fin à la recherche et l'exploitation des hydrocarbures d'ici 2040.

Il en a profité pour annoncer la suppression de la taxe d'habitation pour tous dans le cadre d'une réforme en 2020. Il a aussi récapitulé des mesures économiques et sociales prévues l'an prochain : hausse de l’allocation adultes handicapés, du minimum vieillesse, des aides à la garde d'enfants pour les familles monoparentales et réduction des cotisations sociales des salariés.

Et, de nouveau, il a défendu la transformation de l'impôt sur la fortune, qui "permettra de ne plus taxer les entrepreneurs de notre pays qui décident de réinvestir ce qu'ils ont gagné dans notre économie et la création d'emplois".

- Séminaire de rentrée -

Parmi les chantiers en cours, le chef de l'Etat devrait notamment revenir sur la réforme de l'assurance chômage, qu'il veut étendre aux indépendants et aux démissionnaires, ainsi que le développement de la formation professionnelle et de l'apprentissage.

Au menu également, le projet de loi sur l'asile et l'immigration, la réforme constitutionnelle, la transformation des entreprises, la politique du logement, l'alimentation et les transports. Sans oublier l'épineuse décision sur Notre-Dame-des-Landes annoncée avant la fin janvier.

Ces réformes seront au menu d'un séminaire gouvernemental de rentrée, mercredi, juste après le premier Conseil des ministres 2018.

Emmanuel Macron présente ses voeux dans un contexte économique qui se redresse, comme dans toute l'Europe. Le chômage a baissé en novembre à son plus bas niveau depuis trois ans, un recul tombé à pic face à un début de polémique sur le contrôle des chômeurs.

L'Insee a rehaussé sa prévision de croissance pour 2017 à 1,9% (1,1% en 2016). L'Elysée espère jusqu'à un point de baisse du taux de chômage fin 2018, à 8,5%, selon un conseiller.

Politiquement, le ciel est pour l'instant dégagé. La popularité du président, en chute en septembre, est nettement remontée. La réforme du code du travail ainsi que la réduction de l'impôt sur la fortune sont passées sans forte contestation. Et le Conseil constitutionnel vient de valider l'essentiel du budget.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le