Emmanuel Maurel juge « absolument plausible » une candidature de Hollande en 2022
Le député européen Emmanuel Maurel, qui vient de quitter le Parti socialiste, a jugé "absolument plausible" lundi une...

Emmanuel Maurel juge « absolument plausible » une candidature de Hollande en 2022

Le député européen Emmanuel Maurel, qui vient de quitter le Parti socialiste, a jugé "absolument plausible" lundi une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le député européen Emmanuel Maurel, qui vient de quitter le Parti socialiste, a jugé "absolument plausible" lundi une réinvestiture de François Hollande pour l'élection présidentielle de 2022.

"C'est un scénario absolument plausible. Lui le souhaite, beaucoup de ses anciens ministres, ses anciens collègues le souhaitent aussi. Eh bien moi, je ne veux pas être là pour ce qui serait une formidable régression qui prouverait que, décidément, ce parti n'a rien appris, rien compris", a dénoncé sur RFI le fondateur du club "Nos Causes communes".

Stigmatisant l'"échec catastrophique" du PS, puisqu'on "est passé d'une situation en 2012 où on avait tous les pouvoirs à 2017 où on flirte avec la marginalité électorale", M. Maurel a ironisé sur le fait que le "principal responsable, François Hollande, fait la tournée des popotes tranquillement dans une sorte de déni absolu".

Interrogé lundi soir sur cette hypothèse du retour de François Hollande, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a relevé que dans le monde médiatico-politique, "on adore ces histoires de gens qui paradent, qui reviennent: ça fait vendre du papier". "Il y aura une primaire" en 2021, et "ce sont les militants, les sympathisants du parti socialiste qui décideront le moment venu qui sera notre candidat", a-t-il rappelé sur le plateau de l'émission Audition publique (LCP/Public Sénat/Le Figaro/AFP).

"Toutes ces spéculations qui agitent le monde politique n'ont pour moi aucun intérêt", a insisté M. Faure, rappelant que la présidentielle est dans quatre ans.

Emmanuel Maurel, qui a obtenu 18,8% des voix lors du Congrès d'Aubervilliers en avril, a annoncé vendredi son départ du parti, suivi de celui de Marie-Noëlle Lienemann.

Lundi, l'ex-chef de file de l'aile gauche du PS a dit partir avec "à peu près 500 cadres et élus" du PS, précisant qu'une première liste sera publiée "à la fin de la semaine prochaine".

"Ça montre bien que c'est un choix collectif, un choix de rupture, un choix d'espoir parce qu'on considère que ce n'est plus au Parti socialiste que ça se passe, qu'il faut inventer autre chose, refonder autre chose", a-t-il argumenté.

"C'est une clarification qui est nécessaire et ceux qui prennent la responsabilité (de la scission) ont au moins ce mérite", a jugé pour sa part l'ancien ministre socialiste Stéphane Le Foll sur France 2.

Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel "sont proches de Jean-Luc Mélenchon, il faut qu'ils aillent avec Jean-Luc Mélenchon", le patron de la France insoumise, a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Maurel juge « absolument plausible » une candidature de Hollande en 2022
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le