Emploi d’assistants: Montel (FN) voulait dénoncer « le deux poids deux mesures »
L'eurodéputée Sophie Montel a expliqué mardi avoir voulu dénoncer un "deux poids deux mesures" préjudiciable au FN plutôt que des...

Emploi d’assistants: Montel (FN) voulait dénoncer « le deux poids deux mesures »

L'eurodéputée Sophie Montel a expliqué mardi avoir voulu dénoncer un "deux poids deux mesures" préjudiciable au FN plutôt que des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'eurodéputée Sophie Montel a expliqué mardi avoir voulu dénoncer un "deux poids deux mesures" préjudiciable au FN plutôt que des "illégalités" qu'auraient commises d'autres partis à travers son signalement d'emplois présumés fictifs d'assistants au Parlement européen.

Les cas signalés par Mme Montel dans un signalement le 14 mars au parquet de Paris concernent des personnes qui "étaient des militants politiques en même temps que des assistants parlementaires, ce qui n'a évidemment rien d'illégal, car ce n'est absolument pas interdit par le droit français, mais nous avons considéré que nous devions déposer ces signalements au motif que nous n'acceptons pas le deux poids deux mesures", a affirmé l'eurodéputée dans un entretien à France 3 Franche-Comté.

Le FN fait l'objet d'une information judiciaire depuis décembre pour des soupçons d'emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés FN, pour un préjudice potentiel évalué par le Parlement européen à près de cinq millions d'euros. Marine Le Pen a refusé de se rendre à une convocation des juges avant la fin des législatives, tandis que deux assistants parlementaires ont déjà été mis en examen.

Pour Mme Montel, ce sont "des cas qui sont similaires aux cas qui ont été reprochés au FN et à ses eurodéputés."

L'eurodéputée a expliqué s'être intéressée au sujet suite à une demande du vice-président du FN Florian Philippot, dont elle est la principale lieutenante interne: "J'ai mené mon enquête avec mon assistant accrédité Antoine Chudzik, nous avons épluché toutes les fiches des autres collègues au Parlement européen et nous nous sommes aperçus que bon nombre de députés français au Parlement européen avaient aussi des assistants qui avaient des fonctions dans les appareils ou qui étaient membres des organigrammes de campagne électorale".

Est-ce une manière de faire oublier la propre affaire d'assistants parlementaires qui vise le FN ?

"Pas du tout", a répondu Mme Montel. "Nous estimons que nous sommes dans notre bon droit, que nous n'avons commis aucune irrégularité et que nous n'avons surtout pas violé la loi. Ce que nous déplorons c'est l'instrumentalisation politique qui a été faite sur cette affaire des assistants parlementaires qui a pollué une partie, disons le très clairement, de la campagne présidentielle de Marine Le Pen".

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le