Emploi des femmes handicapées : L’État « n’est pas exemplaire », reconnaît Sophie Cluzel
Le compte n’y est pas pour les obligations d’emploi des personnes en situation de handicap, qu’il s’agisse des employeurs privés ou de la fonction publique. « On n’est pas non plus exemplaire en tant qu’État », a admis la secrétaire d’État.

Emploi des femmes handicapées : L’État « n’est pas exemplaire », reconnaît Sophie Cluzel

Le compte n’y est pas pour les obligations d’emploi des personnes en situation de handicap, qu’il s’agisse des employeurs privés ou de la fonction publique. « On n’est pas non plus exemplaire en tant qu’État », a admis la secrétaire d’État.
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« Quand on est femme handicapée, c’est souvent double peine malheureusement », regrette Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. Ce sont « des grosses difficultés », selon elle, « plus encore que toutes les autres femmes, d’accès à l’emploi, des difficultés aussi de préjugés sur leur capacité à tenir leur emploi, à pouvoir être mère ».

Malgré le Code du travail, qui dispose que toute entreprise d’au moins 20 salariés est tenue d’employer à temps plein ou partiel des travailleurs handicapés dans une proportion de 6 % de son effectif, les chiffres sont loin du compte. « L'accès à l'emploi est encore compliqué, le maintien dans l'emploi et la carrière aussi », regrette Sophie Cluzel sur Public Sénat, en cette journée internationale des droits des femmes. « Cela progresse, mais cela progresse très très lentement. »

La secrétaire d’État rappelle que l’obligation vaut pour les entreprises privées comme pour la fonction publique. « On n’est pas non plus exemplaire en tant qu’État », a-t-elle admis. Plutôt que la contrainte, « qui n’a pas fonctionné », elle préfère les « inciter ». « Il faut qu’on leur donne des prestations de service […] Il faut qu’on soit réactif sur les adaptations quand il y en a à faire », détaille-t-elle, parlant aussi d’ « accompagnement ».

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