Emplois aidés, travail: Castaner se défend de mener une politique de droite
Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a réfuté mardi l'idée que le gouvernement pratiquait une politique...

Emplois aidés, travail: Castaner se défend de mener une politique de droite

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a réfuté mardi l'idée que le gouvernement pratiquait une politique...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a réfuté mardi l'idée que le gouvernement pratiquait une politique particulièrement de droite, en défendant notamment la réforme du Code du travail et la réduction à venir du nombre d'emplois aidés.

Interrogé sur France Inter sur la réforme du Code du travail, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement a écarté le qualificatif "de droite" avancé par un journaliste et défendu une "réforme qui n'est pas une réforme pour les patrons, (mais) faite pour l'emploi".

"Vous considérez que cette réforme est faite pour licencier. Moi, je considère quelle est faite pour embaucher", a-t-il lancé.

Revenant sur la baisse souhaitée par le gouvernement du nombre d'emplois aidés, l'ancien maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) a dénoncé "la précarité organisée" de femmes et d'hommes.

"Au bout de 10 mois qu'est-ce que je faisais comme maire, comme tous mes collègues? (...) On les vire, et on en embauche de nouveaux. Moi je préfère investir massivement auprès de cette femme, de cet homme", a-t-il expliqué.

"Ce n'est ni de droite ni de gauche, c'est investir massivement sur la formation pour faire ne sorte qu'on sorte de la précarité", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement a également annoncé que si certains emplois aidés représentaient une "subvention utile pour des missions importantes", celles-ci seraient "ciblées" l'an prochain, citant en exemple l'"accueil des enfants en situation de handicap" et les "entreprises d'insertion".

M. Castaner a également rappelé un engagement d'Emmanuel Macron de ne pas baisser les dotations aux collectivités pour 2018.

Un peu plus tôt sur CNews, le chef de file des députés REM Richard Ferrand a lui aussi assuré que les emplois aidés n'allaient pas disparaître, et qu'Emmanuel Macron présenterait mardi "devant les préfets (...) ses instructions pour précisément indiquer qu'il y aura(it) des priorités bien ciblées".

Interrogé sur la baisse à venir de l'impôt sur la fortune (ISF), M. Castaner a défendu "une urgence à investir dans l'économie. Si on baisse l'ISF, ce n'est pas pour faire un cadeau aux riches. Moi je me fiche un peu des riches et de savoir quel type de placement ils font (mais) on veut qu'ils investissent dans l'entreprise".

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget 2027 : Sébastien Lecornu propose un effort de 54 milliards d’euros
5min

Politique

Le budget pour l’Etat « le plus rigoureux depuis très longtemps » : Sébastien Lecornu propose un effort de 54 milliards d’euros

Dans un entretien au Figaro, le Premier ministre a dévoilé les grandes orientations des futurs textes budgétaires, à l’issue d’un séminaire gouvernemental. Il promet la « stabilité fiscale » et des économies, qui « serviront à refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année ».

Le

attal capture
9min

Politique

Gabriel Attal veut construire « les Etats-Unis d’Europe », proposition choc pour « relancer l’idéal européen »

Avec ce « rêve » des Etats-Unis d’Europe, le candidat Renaissance à la présidentielle met sur la table une proposition polémique. Ce « saut fédéral » se ferait d’abord avec quelques Etats, sur le terrain économique, avec alignement des taux d’imposition et du droit du travail, et grands projets technologiques communs. Un vieux débat en réalité, qui va lui permettre de jouer le match contre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur le terrain des idées, alors que Gabriel Attal reste toujours derrière son concurrent Edouard Philippe dans les sondages.

Le