L'enquête préliminaire sur des emplois fictifs au groupe FN du conseil régional Nord-Pas-de-Calais, révélée par le Canard Enchaîné dans son édition de mercredi, a été ouverte dès janvier 2016 et porte sur trois emplois, a affirmé le parquet de Lille à l'AFP.
"Il s'agit d'une enquête initiée sur la base d'une lettre anonyme portant sur trois emplois, reçue fin novembre 2015 par le juge d'instruction de Paris qui nous l'a transmise pour compétence par l'intermédiaire de son parquet", a indiqué le parquet.
"Le service d'enquête a été saisi en janvier 2016", a ajouté cette source avant de rappeler: "Ce n'est qu'à l'issue de cette enquête que le parquet décidera d'engager des poursuites, d'ouvrir une information ou de classer sans suite."
Marine le Pen et David Rachline, à Fréjus le 18 septembre 2016
AFP/Archives
"Le groupe Front national" à l'ex-région Nord-Pas-de-Calais, alors présidé par Marine Le Pen, ainsi que David Rachline, l'actuel directeur de campagne de la candidate à l'élection présidentielle, "font partie des soupçonnés", a indiqué mardi une source proche de l'enquête, confirmant des révélations du Canard enchaîné.
Selon l'hebdomadaire, Marine Le Pen est soupçonnée "d'avoir préparé la campagne présidentielle de 2012 depuis le conseil régional, en utilisant les moyens humains et matériels de la collectivité".
Quant à David Rachline, il "a été salarié par le groupe FN du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Alors que l’actuel sénateur-maire de Fréjus a été élu conseiller régional de Le Pen père en Paca", affirme Le Canard Enchaîné.
Marine Le Pen à La Bazoche-Gouet, le 3 avril 2017
AFP
David Rachline avait siégé à la région Paca dans la foulée des élections régionales de 2010, au moins jusqu'en 2014 lorsqu'il fut élu sénateur. Il a par ailleurs été conseiller municipal à Fréjus dès 2008, ville dont il est devenu maire en 2014.
Selon sa "déclaration d'intérêts et d'activités" déposée le 28 novembre dernier auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), M. Rachline a perçu auprès du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais 11.000 euros nets pour une période de trois mois en 2010 (de janvier à mars). Son travail: "Assistant de groupe", précise ce document, disponible sur le site de cette instance.
La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.
Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.
L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.
Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications