Emplois fictifs: Sylvie Goulard a remboursé 45.000 euros au Parlement européen
L'ancienne eurodéputée et ex-ministre Sylvie Goulard, candidate de la France à la commission européenne, a remboursé 45.000 euros...

Emplois fictifs: Sylvie Goulard a remboursé 45.000 euros au Parlement européen

L'ancienne eurodéputée et ex-ministre Sylvie Goulard, candidate de la France à la commission européenne, a remboursé 45.000 euros...
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L'ancienne eurodéputée et ex-ministre Sylvie Goulard, candidate de la France à la commission européenne, a remboursé 45.000 euros brut au Parlement européen, dans l'affaire des emplois fictifs présumés d'assistants parlementaires Modem, a indiqué son entourage à l'AFP vendredi, confirmant une information du Point.

"Elle a payé au Parlement européen ce que le Parlement européen estimait lui être dû", ajoute son entourage.

Ce remboursement correspond aux salaires et aux charges de son assistant parlementaire Stéphane Thérou et "concerne la période d'emploi de l'assistant du 1er juillet 2014 au 28 février 2015", précise une source proche de l'enquête judiciaire française.

Sylvie Goulard entamait alors son second mandat (les élections européennes ont eu lieu fin mai 2014) après un changement de circonscription, d'Ouest à Sud-Est. Durant la période citée, "il n'y a pas de preuve de travail" de Stéphane Thérou, ajoute une autre source proche du dossier.

Selon l'entourage de Sylvie Goulard, M. Thérou recherchait alors un emploi et "cela a pris plus de temps que prévu. Elle a continué de le payer plutôt que de le licencier sèchement. Cela correspond à une somme brut. Il y a dedans des congés payés, des indemnités de fin de contrat".

Le 30 août, le Parlement européen avait clos cette affaire, sans préciser le montant du remboursement. "Il y a des irrégularités administratives mineures notées, non systématiques et non intentionnelles. Le remboursement lié à cette affaire a été effectué", avait alors déclaré une porte-parole interrogée par l'AFP.

Mme Goulard a été choisie par Emmanuel Macron pour occuper le poste de la France à la commission européenne, intronisée le 1er novembre. Elle doit encore être auditionnée par le Parlement pour obtenir le poste.

La désignation de Sylvie Goulard avait provoqué quelques grincements de dents en raison de son implication présumée dans cette affaire d'emplois fictifs d'assistants des eurodéputés du parti Modem.

Cette spécialiste de l'UE aux compétences reconnues et eurodéputée centriste de 2009 à 2017, avait dû quitter son poste de ministre des Armées un mois à peine après sa nomination en 2017, en raison de cette affaire qui a également provoqué le départ des centristes François Bayrou et Marielle de Sarnez.

L'enquête judiciaire française sur ce dossier se poursuit. A ce jour, Sylvie Goulard n'a pas été convoquée.

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