De nombreuses affaires d'emplois fictifs ont entaché la vie des partis politiques français par le passé, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat...
Emplois fictifs : un classique en politique
De nombreuses affaires d'emplois fictifs ont entaché la vie des partis politiques français par le passé, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat...
Par Juliette Baillot
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Publié le
De nombreuses affaires d'emplois fictifs ont entaché la vie des partis politiques français par le passé, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat puisqu'un ancien président de la République, Jacques Chirac, a été condamné en 2011 pour ceux de la Mairie de Paris.
- Mairie de Paris : Chirac, Juppé -
L'affaire, en deux volets, remonte aux années 1988-1995 quand M. Chirac était maire de la capitale et que des permanents du RPR étaient abusivement rémunérés par la ville.
Dans le premier volet, lié à sept emplois fictifs, Alain Juppé, Premier ministre de 1995 à 1997 et secrétaire général du RPR au moment des faits, est condamné le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.
Longtemps protégé par son immunité présidentielle, Jacques Chirac est de son côté condamné le 15 décembre 2011 à deux ans de prison avec sursis pour "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêt" pour 19 des 28 emplois à la Mairie de Paris pour lesquels il était poursuivi.
- Les époux Tibéri -
Le successeur de M. Chirac à la mairie, Jean Tibéri, sera également pris dans la tourmente judiciaire: son épouse Xavière sera soupçonnée d'avoir occupé en 1994 un emploi fictif au Conseil général de l'Essonne, pour un montant de 32.000 euros. La procédure sera toutefois annulée en 2001 pour vice de forme.
- A gauche: Cambadélis, la MNEF -
Le secrétaire général du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis le 22 janvier 2017 à Paris
AFP/Archives
Le Premier secrétaire du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis est condamné deux fois pour des affaires de ce type : en 2000 - à cinq mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende - pour avoir occupé entre 1993 et 1995 un emploi fictif au sein de la société gestionnaire de foyers de travailleurs immigrés Agos, pour un montant d'environ 67.000 euros.
Puis dans le procès-fleuve de la mutuelle étudiante Mnef : à six mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende.
- Le FN et ses assistants parlementaires européens -
L'affaire, toujours en cours, concerne la vingtaine d'assistants parlementaires d'élus du Front national au Parlement européen, soupçonnés de ne pas assumer leurs fonctions à Strasbourg ou Bruxelles mais d'être des permanents du parti de Marine Le Pen.
La présidente du Front national Marine Le Pen au Salon des Entrepreneurs le 1er février 2017 à Paris
AFP
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