En 2019, le gouvernement supprime 35 millions d’euros du budget de la vie étudiante
Pour boucler le budget 2019, le gouvernement a décidé de supprimer 35 millions d’euros de crédits réservés au financement de la vie étudiante et des bourses. Dans un contexte de précarité des étudiants, le Sénat a rétabli ce budget en adoptant un amendement PS. Mais il a été supprimé en commission mixte paritaire.

En 2019, le gouvernement supprime 35 millions d’euros du budget de la vie étudiante

Pour boucler le budget 2019, le gouvernement a décidé de supprimer 35 millions d’euros de crédits réservés au financement de la vie étudiante et des bourses. Dans un contexte de précarité des étudiants, le Sénat a rétabli ce budget en adoptant un amendement PS. Mais il a été supprimé en commission mixte paritaire.
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Voici une décision qui ne devrait pas réjouir les étudiants. Pour boucler le budget 2019, le gouvernement a décidé de supprimer 35 millions d’euros de crédits réservés au financement de la vie étudiante. Cet argent est versé notamment aux CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), et finance les bourses aux étudiants. Ce coup de rabot s’inscrit dans une annulation globale de 322 millions d’euros réservés au budget de l’enseignement supérieur.  

Le Sénat rétablit le budget de la vie étudiante, mais la mesure est annulée en 

Alors que la colère des étudiants monte contre la précarité, après la tentative de suicide d’un étudiant lyonnais, les sénateurs ont vivement dénoncé cette mesure et ont rétabli le budget de 35 millions d’euros réservé à la vie étudiante, grâce à l’adoption d’un amendement socialiste. Un amendement communiste similaire était défendu.

Mais mardi soir, en commission mixte paritaire, députés et sénateurs n’ont cependant pas conservé cet amendement. Les 35 millions d’euros restent donc bien supprimés. Une décision qui passe mal pour le sénateur PCF Pierre Ouzoulias :

« Une annulation incompréhensible » pour le sénateur Pierre Ouzoulias

Pour le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, « cette annulation est incompréhensible. Elle prive les CROUS qui ont les plus grandes difficultés à aider les étudiants. Cet argent aurait permis la réalisation de dispensaires de santé dans les universités », a expliqué lundi, en séance, le sénateur, également universitaire. « En 2 ans, 100 millions d’euros de crédits ont été annulés. Les ministres Vidal et Attal assurent que le gouvernement agit depuis 2 ans pour les étudiants. Surtout qu’ils arrêtent d’agir! »

« En 2020, ces crédits augmenteront de 70 millions d’euros » rassure le ministre Olivier Dussopt

Vie étudiante : "le budget augmentera de 70 millions d'euros en 2020" rassure le ministre Olivier Dussopt
01:55

Le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a répondu aux sénateurs : « Il y avait 76 millions d’euros de crédits en réserve pour la vie étudiante. Outre les 35 millions d’euros annulés, il y a donc un dégel de 41 millions d’euros qui vont financer les bourses, soit 54% de cette réserve. En 2020, le budget de la vie étudiante augmentera de 70 millions d’euros » a assuré le ministre.

En marge des concertations avec les syndicats étudiants, la ministre Frédérique Vidal a annoncé la création d’un numéro d’urgence pour les étudiants, mais pas des moyens supplémentaires.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le