En France, les « reprises d’entreprise » tournent au ralenti
Ce jeudi avait lieu au Sénat la deuxième édition de la « journée des entreprises », organisée par la délégation sénatoriale aux entreprises.

En France, les « reprises d’entreprise » tournent au ralenti

Ce jeudi avait lieu au Sénat la deuxième édition de la « journée des entreprises », organisée par la délégation sénatoriale aux entreprises.
Public Sénat

Par Pierre de Boissieu

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La délégation, dirigée par Élisabeth Lamure (Les Républicains), a été créée fin 2014, à l’initiative de Gérard Larcher, le président du Sénat. « Depuis janvier 2015, nous sommes allés à la rencontre de près de 300 entrepreneurs français dans une douzaine de départements, ainsi qu'à Londres, en Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas et à Bruxelles » explique Élisabeth Lamure.

Nicolas d’Arco, chef du bureau de l’entrepreunariat et du développement des entreprises au Ministère de l’Économie, a avancé que la dynamique entrepreneuriale était bonne en France. Selon lui, « les créations d’entreprise sont au plus haut depuis 2011 ». Mais, a-t-il prévenu, « la transmission d’entreprise reste en marge de cette dynamique très positive. »

"Les gens ont beaucoup de mal à céder leur entreprise" Christine Chevallier, réseau Cédants et repreneurs d’affaires (CRA)
01:22

Les intervenants ont exposé la réalité des reprises d’entreprise. Dans son exposé, Christine Chevallier, membre du réseau Cédants et repreneurs d’affaires (CRA), raconte son expérience. « La décision de céder est, en fait, pas évidente du tout. » Un cas de figure rencontré est, par exemple, une personne « qui le jour de la signature finale, part chercher un paquet de cigarettes et ne revient pas. »

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