En mal de temps de parole, 7 sénateurs ultramarins rejoignent le groupe LREM
Georges Patient et Antoine Karam, sénateurs de la Guyane, souhaitaient constituer un groupe « ultramarin et transpartisan. » La République en marche leur offre finalement une tribune plus audible.En mal de temps de parole, 7 sénateurs ultramarins rejoignent le groupe LREM

En mal de temps de parole, 7 sénateurs ultramarins rejoignent le groupe LREM

Georges Patient et Antoine Karam, sénateurs de la Guyane, souhaitaient constituer un groupe « ultramarin et transpartisan. » La République en marche leur offre finalement une tribune plus audible.En mal de temps de parole, 7 sénateurs ultramarins rejoignent le groupe LREM
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Georges Patient a finalement eu l’occasion de prendre la parole, ce jeudi, lors des questions d’actualité au gouvernement. Le sénateur a ainsi interpellé Annick Girardin, ministre des outre-mer sur la situation de son département, plusieurs mois après la crise sociale. Pour parvenir à ce petit « exploit », Georges Patient a décidé, avec 6 autres ministres ultramarins, de rejoindre le jeune groupe LREM du Sénat, présidé par François Patriat, afin d’y trouver davantage d’espace politique. Il y est même devenu vice-président, comme l’explique Polynésie 1ère.  Le sénateur de la Réunion, Michel Vergoz, le sénateur de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi, les sénateurs de la Guadeloupe, Jacques Cornano, Jacques Gillot et Félix Desplan et le sénateur de la Guyane, Antoine Karam rejoignent aussi le groupe.

Fin juin, Georges Patient et Antoine Karam avaient initié l’idée de créer un groupe « ultramarin et transpartisan » pour rendre plus audible la voix de l’outre-mer. « On n’arrive pas à trouver l’espace suffisant pour bien exprimer nos revendications. On n’a pas le temps de parole, que ce soit dans les questions d’actualité au gouvernement ou dans notre activité parlementaire. Les questions touchant à l’Outre-mer sont toujours traitées en dernier lieu » se plaignait alors Georges Patient auprès de publicsénat.fr.

Si l’idée semblait séduire leurs collègues, sa création se heurtait notamment au règlement du Sénat qui prohibe « la constitution des groupes sur la base d'intérêts particuliers, locaux ou professionnels. » Le président du Palais du Luxembourg, Gérard Larcher, avait d’ailleurs répondu par une fin de non recevoir.

D’ici les élections sénatoriales de septembre, une partie des sénateurs ultramarins semblent donc avoir trouvé leur bonheur auprès du groupe LREM. Mais tous n’ont pas digéré les bévues du candidat Macron sur les départements d’outre-mer, lors de la campagne présidentielle et l’idée de constituer un groupe pourrait bien être de nouveau mise sur la table.

Partager cet article

Dans la même thématique

En mal de temps de parole, 7 sénateurs ultramarins rejoignent le groupe LREM
2min

Politique

Affaire Lyhanna : Muriel Jourda n’écarte pas « un problème structurel qui a pu conduire à ce drame épouvantable »

Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.

Le

marche ok
9min

Politique

Affaire Lyhanna : la recherche de « boucs émissaires » risque d’éclipser les raisons plus « systémiques », mettent en garde les sénateurs

Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, « pense » qu’il y a avant tout « des défaillances » dans cette affaire, les sénateurs de la commission des lois estiment que les raisons sont multiples. Dominique Vérien pointe la faiblesse des consignes du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le manque de moyens est aussi relevé. « Les magistrats travaillent comme des dingues, faudra sortir du déni et de l’aveuglement », alerte la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie.

Le