En Marche aux sénatoriales : « les élus locaux ne voteront pas pour une politique qui les menace » selon Laurence Rossignol
Invitée ce vendredi de Territoires d’Infos, Laurence Rossignol, l’ancienne ministre des Familles et des Droits des femmes sous François Hollande et candidate aux sénatoriales, a dénoncé la baisse des dotations aux collectivités du gouvernement.

En Marche aux sénatoriales : « les élus locaux ne voteront pas pour une politique qui les menace » selon Laurence Rossignol

Invitée ce vendredi de Territoires d’Infos, Laurence Rossignol, l’ancienne ministre des Familles et des Droits des femmes sous François Hollande et candidate aux sénatoriales, a dénoncé la baisse des dotations aux collectivités du gouvernement.
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Aux sénatoriales, les élus locaux ne voteront pas pour la politique du gouvernement qui les menace », a affirmé Laurence Rossignol, candidate aux sénatoriales dans l’Oise et ancienne ministre des Familles et des Droits des femmes sous François Hollande. Elle était l’invitée de l’émission Territoires d’infos sur Public Sénat.

Des emplois aidés pour arracher les mauvaises herbes

L’actuelle sénatrice de l’Oise a justifié l’utilité des contrats aidés, dont le gouvernement souhaite supprimer une partie : « dans mon département, quand nous avons interdit les produits phytosanitaires pour le désherbage, des emplois aidés ont fourni une main d’oeuvre pour arracher les mauvaises herbes à la main. »

Alors que le gouvernement de François Hollande avait aussi orchestré une baisse des dotations aux collectivités locales depuis 2012, Laurence Rossignol assure que désormais les « collectivités sont à l’os ».

« Un président bon à l’international mais un gouvernement de droite »

Laurence Rossignol : "Macron a un gouvernement de droite libérale classique"
01:25

« Emmanuel Macron représente bien la France à l’étranger mais nous avons un gouvernement de droite libérale classique », analyse l’ancienne ministre de François Hollande, qui a voté contre les ordonnances pour réformer le Code du Travail, cet été au Sénat, tout comme l’ensemble du groupe socialiste.

« Le PS doit rassembler des positions encore trop différentes »

Laurence Rossignol, membre de la direction collégiale du Parti socialiste, a reconnu que son parti « devait rassembler des positions encore trop différentes » pouvant susciter l’incompréhension. La parti de la rue de Solférino est opposé à cette nouvelle loi Travail mais n’appelle pas à manifester. « Le PS doit montrer qu’il est un collectif », assure Laurence Rossignol, qui n’ira pas manifester contre les ordonnances.

 

Lutte contre le réchauffement climatique : « le gouvernement doit donner des moyens »

Saluant la gestion de l’ouragan Irma par les autorités, la sénatrice de l’Oise assure que le gouvernement ne met pas encore pleinement en oeuvre la lutte contre le réchauffement climatique à travers les accords de Paris : « il faut qu’on se donne les moyens. Dans mon département, le gouvernement n’entend pas relancer le projet du canal Seine-Nord, qui pourrait alléger la circulation des poids lourds sur l’autoroute du Nord. » Pour Laurence Rossignol, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, « est le meilleur à ce poste », mais « l’écologie c’est comme le féminisme : tous les ministères doivent être concernés. »

Partager cet article

Dans la même thématique

En Marche aux sénatoriales : « les élus locaux ne voteront pas pour une politique qui les menace » selon Laurence Rossignol
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

En Marche aux sénatoriales : « les élus locaux ne voteront pas pour une politique qui les menace » selon Laurence Rossignol
6min

Politique

Crise du Groenland : "Quand l'Europe montre ses muscles, Trump recule" se félicite l'eurodéputé Bernard Guetta

La tension est redescendue après l'inquiétante escalade de Donald Trump sur le Groenland. Mais l’épisode n’est peut-être pas clos, tant le contenu du fameux accord conclu à Davos reste opaque. Il a laissé des traces et beaucoup de questions. Emmanuel Macron parle d'un appel à un réveil stratégique pour les 27. À l'inverse, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde les Européens contre toute tentation de divorce. Alors jusqu’où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Faut-il en particulier s’empresser de ratifier l'accord commercial conclu au mois de juillet ? Ici l'Europe ouvre le débat avec les eurodéputés Bernard Guetta (France, Renew), Zeljana Zovko (Croatie, PPE) et Rasmus Nordqvist (Danemark, Verts/ALE).

Le

Paris: Auditions candidats elections Mairie de Paris sur l exclusion
8min

Politique

Vent de fronde chez Les Ecologistes pour les municipales : une « manœuvre » de « déstabilisation » de LFI, dénonce le sénateur Thomas Dossus

A Paris, Montpellier ou Avignon, quelques élus des Ecologistes prennent leur distance avec le parti pour rejoindre LFI. Ils dénoncent la stratégie d’alliance locale avec le PS. « C’est marginal », minimise le sénateur Thomas Dossus, qui y voit un mouvement d’humeur « opportuniste » de certains. Malgré les tensions, il espère encore des rapprochements avec les Insoumis au second tour.

Le

Deplacement de Anne Rubinstein a Epide de Lyon Meyzieu
6min

Politique

Violence dans le périscolaire : « l’omerta » au cœur de la bataille municipale parisienne

Depuis plusieurs mois, les signalements d’agressions sexuelles et de comportements suspects se multiplient dans le périscolaire. L’enquête de Cash Investigation en a révélé les failles, derrière ce service public du quotidien, fréquenté chaque jour par des millions d’enfants, se dessine un système fragilisé, miné par la précarité des personnels, des contrôles défaillants et une responsabilité politique désormais au cœur de la bataille municipale parisienne.

Le