En meeting dans l’Est, Le Pen attaque Macron et Fillon
La candidate du Front National Marine Le Pen a longuement attaqué ses adversaires Emmanuel Macron et François Fillon lors d'une...

En meeting dans l’Est, Le Pen attaque Macron et Fillon

La candidate du Front National Marine Le Pen a longuement attaqué ses adversaires Emmanuel Macron et François Fillon lors d'une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La candidate du Front National Marine Le Pen a longuement attaqué ses adversaires Emmanuel Macron et François Fillon lors d'une réunion publique à Arcis-sur-Aube mardi soir, sans une seule fois mentionner Jean-Luc Mélenchon, pourtant en pleine dynamique.

Devant un public entassé dans la petite salle des fêtes (1.000 personnes dedans et 500 dehors selon les organisateurs), Mme Le Pen a consacré le premier quart de son discours d'une heure exclusivement à la lutte "de bac à sable" à laquelle se livrent selon elle les candidats d'En Marche! et de LR, qu'elle a ensuite régulièrement mentionnés pendant le reste de la soirée.

"Comme c'est drôle, ça vole haut", a commenté la candidate FN, en reprenant les "Emmanuel Hollande" et "François Balkany" que s'échangent ses deux adversaires.

"Non c'est toi qui m'as insulté en premier, non c'est toi", a imité la candidate d'une voix d'enfant, déclenchant les rires.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron restent en tête des intentions de vote pour le premier tour, malgré un tassement en un mois, selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé mardi.

Jean-Luc Mélenchon se dispute désormais la troisième place avec François Fillon, mais le candidat de La France insoumise continue d'être épargné par les critiques de Marine Le Pen.

Devant une salle qui l'interrompait régulièrement en reprenant en choeur des "Marine présidente", "on va gagner" ou "on est chez nous", elle a ensuite énuméré les dix mesures "immédiates" qu'elle prendrait si elle était élue présidente. Rétablissement des frontières nationales, expulsion des fichés S étrangers, retraite à 60 ans pour les Français ayant cotisé pendant 40 ans... les promesses de la candidate sont bruyamment acclamées

La foule, très réceptive, n'a pas hésité à commenter ses propos: Emmanuel Macron et François Fillon ? "Traitres!" lui répond-on dans la salle. Le terrorisme ? "C'est l'islam!", "fermez les mosquées!". Le manque de places de prison ? "guillotine!", crie-t-on dans la salle.

Marine Le Pen est aussi revenue sur la destruction par un incendie du camp de Grande-Synthe dans la nuit de lundi à mardi, dénonçant "l'accueil forcé des migrants", et arguant que François Fillon et Emmanuel Macron étaient tous deux allés "faire allégeance à Mme Merkel" sur ce sujet.

"On n'en veut plus, nous!", répond-on dans la salle.

La commune d'Arcis-sur-Aube a accueilli à l'automne une cinquantaine de réfugiés en provenance de la jungle de Calais, une décision à laquelle le maire non étiqueté de la commune s'était fermement opposé.

Un "collectif citoyen" avait été mis en place pour demander à la préfecture de renoncer à accueillir les "clandestins" de Calais dans le département.

Depuis leur arrivée, les réfugiés n'ont pas causé de problème, ont reconnu les militants frontistes mardi soir. "Le voisinage craignait, mais il n'y a rien eu", a expliqué un habitant.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Regards croisés allemand et polonais sur les grands dossiers européens »
4min

Politique

Union européenne : au Sénat, des acteurs allemands et polonais appellent à « améliorer notre capacité à se défendre sans divorcer avec les Etats-Unis »

L’année 2026 célèbre le 35e anniversaire du Triangle de Weimar, une coopération entre la France, l’Allemagne et la Pologne basée sur le renforcement du dialogue politique entre les trois pays. Pour l’occasion, la commission des affaires européennes du Sénat a invité deux représentants de think tanks allemand et polonais, ce jeudi 12 février, pour croiser leurs regards sur une actualité européenne sous tension : les offensives de Donald Trump et la montée de l’extrême-droite sur le Vieux Continent.

Le

Paris: no-confidence debate in French parliament
5min

Politique

Programmation pluriannuelle de l’énergie : la feuille de route de Sébastien Lecornu coûte-elle 300 milliards comme l’affirme le RN ?

Sébastien Lecornu a détaillé la nouvelle feuille de route énergétique de la France, très attendue depuis 3 ans.  La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui prévoit une relance du nucléaire et la poursuite du développement des énergies renouvelables est estimée par le Rassemblement national à un minimum de 300 milliards d’euros. Un calcul démenti par les experts.

Le

L’entrée du Sénat
3min

Politique

Energie : la majorité sénatoriale passe à l’offensive contre la PPE

En choisissant de publier la nouvelle feuille de route énergétique de la France par décrets, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est attiré les foudres de la majorité sénatoriale. LR et centristes dénoncent un « passage en force » pour un texte « sans légitimité », qui court-circuite le travail législatif entamé il y a près de deux ans par la Chambre haute.

Le