En visite au Salon de l’agriculture, Gérard Larcher salue le « pacte entre la nation et les agriculteurs » construit au Sénat

Avec l’adoption de la loi d’orientation agricole, le Sénat a achevé une longue période d’examen de textes agricoles. Au Salon de l’agriculture, Gérard Larcher revient sur le chemin parcouru depuis la crise de l’an passé. « Il y a encore à travailler sur le volet des revenus », observe-t-il.
Rédaction Public Sénat

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Allègements de charges dans la loi de finances, loi d’orientation agricole, proposition de loi pour « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur »… Ces derniers mois, le Sénat a examiné plusieurs textes destinés à répondre à la crise du secteur.

« J’avais souhaité, au moment de la crise agricole, qu’on renoue un pacte entre la nation et les agriculteurs. C’est ce à quoi le Sénat a travaillé par ces lois », explique Gérard Larcher, en visite au Salon de l’agriculture ce 28 février.

Reculs environnementaux : « On nous agite certaines terreurs »

« La loi d’orientation agricole donne un cap, celui de renforcer la souveraineté alimentaire mais aussi faciliter la transmission », note le président du Sénat, après le vote définitif du texte le 18 février, juste avant l’ouverture du salon. Le texte du gouvernement devra être complété, avance Gérard Larcher, par la proposition de loi des sénateurs Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (Union centriste). Votée au Sénat fin janvier, la proposition de loi devrait être examinée prochainement par les députés.

« J’espère que l’Assemblée nationale va voter ce texte », indique Gérard Larcher, « la simplification administrative, c’est quelque chose d’essentiel ». Mais la proposition de loi fait aussi polémique, accusée de revenir sur plusieurs normes environnementales, en réautorisant l’usage des néonicotinoïdes dans certaines cultures, ou encore en facilitant la construction de bâtiments d’élevage. « Quand on nous agite certaines terreurs, on oublie de dire qu’une volaille sur deux est importée, la plupart du temps de pays où il n’y a aucune préoccupation environnementale ou du bien-être animal », répond le président du Sénat face aux critiques.

25 % de droit de douane imposés par Trump : « C’est l’occasion de redéfinir une solidarité européenne »

Il reste tout de même une problématique sur laquelle les parlementaires ne se sont pas penchés, concède Gérard Larcher : « Il y a encore à travailler sur le volet des revenus ». Sur ce point, le gouvernement est pour le moment resté vague, promettant d’ouvrir de nouvelles discussions d’ici quelques mois pour améliorer l’efficacité des lois Egalim, qui régissent les relations commerciales entre agriculteurs et grande distribution.

Une autre actualité, survenue pendant le Salon de l’agriculture, risque de fortement impacter les revenus de certains exploitants : les 25 % de droits de douane que Donald Trump a annoncé vouloir imposer à tous les produits européens. « Ces décisions, elles s’adressent à l’ensemble du monde », tempère Gérard Larcher. Pour le président du Sénat, l’offensive du président des Etats-Unis doit aussi être « l’occasion de redéfinir une solidarité européenne » : « Il nous faut une politique agricole commune forte, qui ne soit pas fondue dans une autre politique, c’est ce sur quoi nous nous mobiliserons au Sénat. »

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