Une enquête judiciaire a été ouverte après que les ministres des Comptes publics, Gérald Darmanin, et de l'Economie, Bruno Le Maire, ont reçu de nouvelles lettres de menaces de mort, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris.
Bercy avait indiqué auparavant que les deux membres du gouvernement avaient reçu de tels courriers, leurs auteurs réclamant dans l'un d'eux l'abandon de la réforme des retraites.
Deux balles de revolver étaient scotchées sur une de ces lettres non manuscrites, que l'AFP a pu consulter.
"Tu convaincs (...) Macron que cela suffit, qu'il retire sa réforme, sinon on massacre", est-il écrit dans ce courrier.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 7 janvier 2020 à Paris
AFP/Archives
Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Ces menaces ne sont pas les premières reçues par les ministres depuis leur nomination au gouvernement. De précédents courriers avaient notamment été reçus en septembre dernier, ou encore, en ce qui concerne Bruno Le Maire, juste avant le G7 de Biarritz en août dernier.
« Il ne peut y avoir ni ambiguïté, ni accommodement, ni complaisance : le cordon sanitaire doit se traduire par des actes », soutiennent dans un communiqué commun les groupes PS, communiste et écologiste du Sénat, face à la création du premier groupe RN/UDR de la Haute assemblée. Ils appellent à ne rien voter qui émanerait de l’extrême droite.
300 magasins Intermarché/Netto, plusieurs du groupement E. Leclerc, 80 supermarchés Carrefour, 80 magasins U et une trentaine de Monoprix ont été touchés par une cyberattaque d’ampleur. Les hackers ont ciblé les systèmes de régulation frigorifique à distance du fabricant danois Danfoss. La vulnérabilité du logiciel avait pourtant déjà été repérée il y a quelques années par des experts en cybersécurité lors de différents audits.
Le ministre des Comptes publics assure que le gouvernement n’est pas dans l’affrontement des générations, avec son projet de désindexation partielle des pensions de retraite. Il souligne qu’il laissera le choix du curseur aux parlementaires, et la possibilité d’être plus souple, le cas échéant, avec l’évolution de l’abattement fiscal dont bénéficient les retraités.
L’ancien président de la République appelle à « l’union », face aux défis qui attendent le pays. Invité à réagir à la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate, il a indiqué que « la première étape était plutôt bonne ». « Continuons le combat », a-t-il appelé.