Une enquête judiciaire a été ouverte après que les ministres des Comptes publics, Gérald Darmanin, et de l'Economie, Bruno Le Maire, ont reçu de nouvelles lettres de menaces de mort, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris.
Bercy avait indiqué auparavant que les deux membres du gouvernement avaient reçu de tels courriers, leurs auteurs réclamant dans l'un d'eux l'abandon de la réforme des retraites.
Deux balles de revolver étaient scotchées sur une de ces lettres non manuscrites, que l'AFP a pu consulter.
"Tu convaincs (...) Macron que cela suffit, qu'il retire sa réforme, sinon on massacre", est-il écrit dans ce courrier.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 7 janvier 2020 à Paris
AFP/Archives
Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Ces menaces ne sont pas les premières reçues par les ministres depuis leur nomination au gouvernement. De précédents courriers avaient notamment été reçus en septembre dernier, ou encore, en ce qui concerne Bruno Le Maire, juste avant le G7 de Biarritz en août dernier.
Présent au Sénat ce matin pour l'arrivée des sénateurs LFI, le candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, réagit aux mouvements des lycéens et répond aux propos tenus par Bruno Retailleau, président des LR et également candidat, qui estime que « la question de l’interdiction de LFI se pose ».
Elu dimanche sénateur Renaissance des Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier n’ira pas au groupe RDPI, où siègent les membres du parti de Gabriel Attal, mais au sein du groupe Union centriste, qui change au passage de nom, pour « UCI, Union centriste et indépendants », annonce celui qui était jusqu’ici président de la région PACA.
Le mouvement lycéen ne faiblit pas et s’accompagne parfois de violences et de dégradations. Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau y voit l’influence de La France insoumise, qu’il accuse « d’organiser l’insurrection ». Le sénateur de Vendée a donc suggéré « l’interdiction » du parti de Jean-Luc Mélenchon. Si la dissolution d’un parti politique est possible en droit, elle pose une question démocratique.
À la peine dans les sondages au point de disparaître de la photographie du second tour de la présidentielle dans les dernières enquêtes, Édouard Philippe a présenté sa réforme des retraites, attendue depuis des mois. Une réforme qui propose un « allongement progressif » de l'âge de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation. La mesure « ne va pas faire augmenter sa cote de popularité », pressent son entourage, qui fait le pari de la responsabilité et du courage.