Une enquête judiciaire a été ouverte après que les ministres des Comptes publics, Gérald Darmanin, et de l'Economie, Bruno Le Maire, ont reçu de nouvelles lettres de menaces de mort, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris.
Bercy avait indiqué auparavant que les deux membres du gouvernement avaient reçu de tels courriers, leurs auteurs réclamant dans l'un d'eux l'abandon de la réforme des retraites.
Deux balles de revolver étaient scotchées sur une de ces lettres non manuscrites, que l'AFP a pu consulter.
"Tu convaincs (...) Macron que cela suffit, qu'il retire sa réforme, sinon on massacre", est-il écrit dans ce courrier.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 7 janvier 2020 à Paris
AFP/Archives
Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Ces menaces ne sont pas les premières reçues par les ministres depuis leur nomination au gouvernement. De précédents courriers avaient notamment été reçus en septembre dernier, ou encore, en ce qui concerne Bruno Le Maire, juste avant le G7 de Biarritz en août dernier.
A l’issue du Conseil de sécurité, ce jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron a exprimé sa volonté d’interdire « partout où on le peut », les manifestations qui ne seraient pas organisées par les syndicats. Un durcissement qui s’ajoute aux précédentes mesures déjà annoncées le 18 octobre.
Répondant à l’appel d’associations et de syndicats, plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants sont attendus, ce week-end, à Orléans, pour protester contre le congrès du RN. L’occasion pour Marine Le Pen et les cadres du parti de rappeler l’une de leurs mesures phares : la fin des subventions publiques aux associations « politisées ».
Invité de la matinale de Public Sénat, Michel Barnier a renouvelé son soutien à Bruno Retailleau, tout en défendant le principe d’une candidature unique à droite et au centre, désigné par une primaire.
Invité de la matinale de Public Sénat, le député de Paris, Michel Barnier considère que le gouvernement devra faire adopter le budget par 49.3 ou par ordonnances afin de tenir l’objectif de réduction du déficit public à 5 % du PIB.