Une enquête judiciaire a été ouverte après que les ministres des Comptes publics, Gérald Darmanin, et de l'Economie, Bruno Le Maire, ont reçu de nouvelles lettres de menaces de mort, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris.
Bercy avait indiqué auparavant que les deux membres du gouvernement avaient reçu de tels courriers, leurs auteurs réclamant dans l'un d'eux l'abandon de la réforme des retraites.
Deux balles de revolver étaient scotchées sur une de ces lettres non manuscrites, que l'AFP a pu consulter.
"Tu convaincs (...) Macron que cela suffit, qu'il retire sa réforme, sinon on massacre", est-il écrit dans ce courrier.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 7 janvier 2020 à Paris
AFP/Archives
Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Ces menaces ne sont pas les premières reçues par les ministres depuis leur nomination au gouvernement. De précédents courriers avaient notamment été reçus en septembre dernier, ou encore, en ce qui concerne Bruno Le Maire, juste avant le G7 de Biarritz en août dernier.
Adoptée de justesse à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à nationaliser les actifs stratégiques d’ArcelorMittal en France est examinée le 25 février au Sénat, où elle devrait être rejetée. Inscrite dans la niche parlementaire des communiste, le texte relance un débat politique majeur sur la souveraineté industrielle, l’avenir de la sidérurgie française et le rôle de l’État face aux restructurations du groupe.
Un sondage Cluster 17 pour Politico vient bousculer la course aux municipales à Nice : Éric Ciotti y devance largement Christian Estrosi, avec 41 % des intentions de vote au premier tour. Mais les équipes du maire sortant contestent la méthodologie retenue dans cette enquête.
Alors que les inondations touchent toujours durement le Sud-Ouest, des sénateurs des départements les plus affectés appellent l’Etat à accélérer les démarches d’indemnisation et à soutenir les collectivités. Deux textes sur la prévention des inondations sont dans la navette parlementaire.
Le siège national de La France insoumise, situé dans le Xe arrondissement à Paris, a été « évacué suite à une menace à la bombe » ce mercredi, dans un climat d'extrêmes tensions après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.