Enquêtes Mélenchon: les avocats de la France insoumise veulent un juge d’instruction
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Enquêtes Mélenchon: les avocats de la France insoumise veulent un juge d’instruction

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uneLes avocats de La France insoumise ont réclamé jeudi le dessaisissement du parquet de Paris et la désignation d'un juge d'instruction pour poursuivre notamment les enquêtes sur les assistants d'eurodéputés du mouvement de Jean-Luc Mélenchon et les comptes de campagne de la présidentielle de 2017.

Ce pool d'avocats a pris la parole lors d'une conférence de presse à Paris, après plus d'une semaine de tensions démarrées avec les perquisitions menées notamment au siège de LFI, chez M. Mélenchon et au domicile de collaborateurs parlementaires.

Un courrier en ce sens a également été adressé à la ministre de la Justice et au président du tribunal de grande instance de Paris.

Dénonçant une nouvelle fois ces perquisitions, Me Mathieu Davy, conseil du quatrième homme de la dernière présidentielle, a souhaité la désignation d'un juge d'instruction, critiquant un parquet dont "l'action a cruellement manqué de lucidité".

Interrogé par L'Obs, le procureur de Paris, François Molins, avait défendu dès mercredi l'utilité des perquisitions menées. "Chacun sait que ces actes sont indispensables à la manifestation de la vérité dans un très grand nombre de procédures. C'était le cas en l'espèce", avait-t-il soutenu.

La demande des avocats du mouvement des Insoumis porte sur quatre dossiers, dont les emplois présumés fictifs d'assistants de députés européens et les comptes de campagne de l'ex-candidat, au cœur de l'affaire.

Sont aussi concernées deux plaintes déposées par le camp LFI: pour violation du secret professionnel et dénonciation calomnieuse à l'encontre d'un ancien rapporteur de la commission des comptes de campagne, Jean-Guy de Chalvron, et contre X pour violation du secret de l'enquête après la révélation dans la presse d'éléments relatifs aux perquisitions.

"La seule chose que nous demandons, c'est la justice et les droits de la défense", écrivent ces avocats dans leur courrier.

La Commission des comptes de campagne (CNCCFP), qui a validé fin 2017 les comptes des onze candidats malgré certaines dépenses retranchées, avait justifié son signalement du dossier de M. Mélenchon par des "interrogations", notamment sur les dépenses facturées par la société de conseil Mediascop, dirigée par Sophia Chikirou, et par l'association l’Ère du peuple.

Guy de Chalvron avait démissionné à l'automne 2017, en désaccord avec la validation des comptes de campagne de LFI par la CNCCFP, et dénoncé des anomalies dans ces comptes.

"Il nous a laissés tomber en plein milieu du gué, et maintenant il vient faire les redresseurs de torts tous azimuts. C'est scandaleux", a commenté le président de la commission des comptes de campagne, François Logerot, auprès du Figaro à propos de M. Chalvron.

L'enquête préliminaire du parquet de Paris avait été ouverte notamment après avoir reçu en mars un signalement de "surfacturations" relevées par la CNCCFP, contestées par M. Mélenchon et Mme Chikirou.

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