A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, les candidats font campagne mercredi dans un climat alourdi par la menace...
Entre meetings et visites de terrain, la campagne se poursuit sous menace terroriste
A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, les candidats font campagne mercredi dans un climat alourdi par la menace...
Par Baptiste PACE, Charlotte HILL
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A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, les candidats font campagne mercredi dans un climat alourdi par la menace terroriste, avec des visites de terrain pour Jean-Luc Mélenchon et François Fillon et de grandes réunions publiques pour Emmanuel Macron, Marine Le Pen ou Benoît Hamon.
La problématique terroriste a fait irruption dans la campagne mardi avec l'arrestation, après six jours de traque, de deux hommes soupçonnés d'avoir voulu perpétrer une " action violente (...) imminente", sans précision de date ni sur les cibles, selon le procureur de Paris François Molins. Les photos des deux hommes avaient été distribuées dès jeudi aux services de sécurité des candidats, selon les entourages de Marine Le Pen et Emmanuel Macron. François Fillon avait, lui, été informé de "risques avérés" d'attentat contre sa campagne.
Le procureur de Paris François Molins dnne des détails sur le projet d'attentat lors d'une conférence de presse à Paris le 18 avril 2017
AFP
Après avoir rempli Bercy lundi, le candidat d'En Marche! donne un de ses derniers meetings de campagne mercredi à Saint-Herblain, près de Nantes, en présence notamment de Jean-Yves Le Drian et Daniel Cohn-Bendit.
Combinaison de deux photos diffusées par la police montrant deux suspects Clément Baur (G) et Mahiedine Merabet arrêtés le 18 avril 2017 à Marseille
FRENCH POLICE/AFP
M. Macron, qui a reçu mercredi un nouveau soutien gouvernemental, celui du ministre PRG de l'Aménagement du territoire Jean-Michel Baylet, tiendra également deux réunions publiques vendredi, à Rouen et Arras. Le président du MoDem François Bayrou, qui le soutient, a jugé qu'il y avait "plusieurs seconds tours possibles" et évoqué l'hypothèse d'une finale entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, qui serait, à ses yeux, "effrayant[e] pour le pays" .
Marine Le Pen -donnée un demi-point derrière M. Macron à 22,5% des intentions de vote, selon un sondage Ipsos Sopa Steria- tient également un grand meeting de fin de campagne à Marseille. Mercredi matin, la présidente du FN a souligné qu'il n'y avait pas de "risque zéro" en matière terroriste, après avoir assuré lundi au Zénith de Paris qu'avec elle, "il n'y aurait pas eu Mohammed Merah" ni "les terroristes migrants du Bataclan et du Stade de France".
- Retrouvailles pour Fillon et Juppé -
Benoît Hamon le 18 avril 2017 à Toulouse
AFP
Autre candidat à rassembler ses soutiens: Benoît Hamon. Le représentant du PS, distancé dans les sondages à la cinquième place, va tenter de ramener à lui des électeurs tentés de voter "utile" pour Emmanuel Macron ou Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting se voulant festif et citoyen place de la République à Paris.
Le candidat de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan tiendra au même moment, à quelques encablures au Cirque d'Hiver, un grand meeting de fin de campagne. Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) réunit ses partisans à Aubervilliers et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) à Lille.
Jean Lassalle participait à un colloque sur la politique étrangère.
François Fillon et Jean-Luc Mélenchon ont, quant à eux, opté pour des visites de terrain.
François Fillon, le candidat LR à l'éleciton présidentielle, avec Alain Juppé dans les locaux de Deezer à Paris, le 19 avril 2017
POOL/AFP
Le candidat de la droite s'est rendu dans les locaux de l'entreprise de musique en ligne Deezer avec Alain Juppé, son ex-rival de la primaire, avec qui il n'avait pas été vu depuis fin janvier. La visite, initialement programmée de l'Ecole informatique 42, a finalement été annulée, pour raisons de sécurité selon la direction de l'école, à cause de l'hostilité d'une partie des élèves, selon certains médias. Des employés de Deezer ont de leur côté affiché sur leurs écrans d'ordinateur des "Rends l'argent!!!", allusion aux affaires ayant émaillé la campagne du candidat.
Après son meeting mardi soir à Dijon retransmis dans six autres villes par hologrammes, Jean-Luc Mélenchon se rendait mercredi dans le Jura pour une visite du site de production "Trivolution" du groupe coopératif Demain.
Le leader de La France insoumise a annoncé la venue de celui du mouvement espagnol Podemos Pablo Iglesias en soutien de sa candidature vendredi à Paris.
Les six candidats principaux à la mairie de Roubaix se sont affrontés lors d’un débat diffusé sur Public Sénat, en partenariat avec ICI Nord-Pas-de-Calais et France.tv. L’occasion de confronter leurs visions sur les enjeux de la ville, de la sécurité, du logement et de la jeunesse.
Sébastien Lecornu recevait ce mercredi après-midi à Matignon les responsables des partis politiques pour les informer de « l’état de la menace et du positionnement de la France » dans le contexte de guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole.
Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.
Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.