Entre Philippe et Bayrou, « la situation est pacifiée » indique Christophe Castaner
« Personne n’est lâché, à commencer par le garde des Sceaux » a indiqué le porte-parole  du gouvernement, Christophe Castaner à la sortie du Conseil des ministres. François Bayrou qui présentait son projet de loi sur la moralisation de la vie publique, doit pourtant faire face à des soupçons d’emplois fictifs concernant des assistants parlementaires européens du Modem.

Entre Philippe et Bayrou, « la situation est pacifiée » indique Christophe Castaner

« Personne n’est lâché, à commencer par le garde des Sceaux » a indiqué le porte-parole  du gouvernement, Christophe Castaner à la sortie du Conseil des ministres. François Bayrou qui présentait son projet de loi sur la moralisation de la vie publique, doit pourtant faire face à des soupçons d’emplois fictifs concernant des assistants parlementaires européens du Modem.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les questions auront porté en grande majorité sur le garde des Sceaux, qui depuis des jours, vit une séquence difficile. Depuis l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris sur la légalité de certains contrats d’assistants parlementaires européens du Modem, François Bayrou a rompu une règle pourtant essentielle aux yeux d’Emmanuel Macron : la solidarité gouvernementale. Hier, le Premier ministre, Édouard Philippe est revenu sur le coup de téléphone que François Bayrou a passé au directeur de la cellule investigations de Radio France pour se plaindre des méthodes de ses journalistes. « Quand on est ministre on ne peut plus réagir comme quand on est un simple  citoyen » » a jugé Édouard Philippe. « Chaque fois qu’il y aura quelque chose à dire, je le dirai », lui a répondu François Bayrou.

Ce mercredi, en conseil des ministres, tout a été fait pour gommer ce premier couac  gouvernemental, en témoignent les images de cette sortie bien orchestrée
 des deux hommes. Sourire, complicité affichée, et même claque dans le dos ont ponctué la séquence. (voir les images de Stéphane Hamalian)

François Bayrou et Edouard Philippe quittent ensemble le Conseil des ministres
00:29

« Aujourd'hui, la situation est à mon sens totalement pacifiée, il n'y a pas de tension particulière à l'heure qu'il est, il n'y a eu aucun échange particulier qui pourrait faire état d'une tension » a confirmé M.Castaner, lors de son point presse, avant d’ajouter : « Personne n'est lâché, à commencer par le garde des Sceaux mais aussi les autres personnalités qui sont au Conseil des ministres ». (voir la vidéo de tête)

Toutefois, et sans évoquer précisément le cas de François Bayrou, Christophe Castaner a rappelé que « toute tentative d'influence » de ministres auprès de médias était « nocive au fonctionnement démocratique ». (voir la vidéo)

Castaner:« toute tentative d'influence » de ministres auprès de médias était « nocive au fonctionnement démocratique »
00:37

Enfin, à quelques jours des élections législatives, le chef de l’État a tenu a rappelé que « le risque d'absolutisme n'est pas ce qui nous guette » a rapporté M. Castaner. « Ceux qui le portent, avec un petit air de procès, étaient ceux qui, il y a quelques mois nous expliquaient qu'Emmanuel Macron à l'Élysée était une chimère totalement impossible » a observé le porte-parole du gouvernement.

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le