Entretien-fleuve au Point: les principales déclarations de Macron
Voici les principales déclarations du président Emmanuel Macron dans un entretien-fleuve à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Le...

Entretien-fleuve au Point: les principales déclarations de Macron

Voici les principales déclarations du président Emmanuel Macron dans un entretien-fleuve à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Le...
Public Sénat

Par Lucile MALANDAIN

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Voici les principales déclarations du président Emmanuel Macron dans un entretien-fleuve à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Le Point.

100 JOURS

Ils ne constituent "pas une étape pertinente", estime Emmanuel Macron qui ironise sur la France comme "le seul pays qui ferait deux ans de campagne présidentielle pour gouverner trois mois". Il ajoute qu'il s'attendait à "vivre pendant des mois avec l'impatience du peuple".

HEROISME

"Notre société a besoin de récits collectifs, de rêves, d’héroïsme, afin que certains ne trouvent pas l'absolu dans les fanatismes ou la pulsion de mort". Emmanuel "croit" en "la reconstruction d’un héroïsme politique, d’une vraie ambition, pour atteindre y compris ce qui est décrit comme impossible. Si ce qui est décrété impossible n’était pas possible, je ne serais pas devant vous aujourd’hui".

CODE DU TRAVAIL

Il s'agit d'"une réforme de transformation profonde", assure le chef de l'Etat qui souhaite "continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur le sujet pendant le quinquennat". Il regrette que "les principales victimes de l'impuissance des trente dernières années à sortir du chômage de masse (soient) les jeunes et les moins qualifiés".

HOLLANDE

Aux mises en garde récentes de son prédécesseur sur une nouvelle réforme du code du travail, il répond qu'il juge "étrange" que François Hollande "justifie son bilan devant des journalistes" alors qu'il n'a pas été en mesure de se représenter à la présidentielle.

APL

Emmanuel Macron envisage d'aller au-delà de la baisse de 5 euros de l'aide personnalisée au logement mais "seulement dans le cadre d'une transformation profonde qui doit faire baisser les loyers". Il s'agit, explique-t-il, d'organiser "un choc d'offre".

UNIVERSITES

Emmanuel Macron promet que le tirage au sort n'aura plus cours et qu'il va "entamer une révolution de l'éducation". Il souhaite également "transformer l'orientation dès le début du lycée" et "rendre l'accès au supérieur plus transparent, clair et pratique".

ARMEES

Il n'a "pas de regret" et "assume totalement" la crise avec les armées en juillet qui a conduit à la démission du chef d'état-major Pierre de Villiers. "Il y a eu une tempête dans un verre d'eau car les gens ont perdu le sens de ce qu'est la Ve République et de son fonctionnement (...). Les armées ne font pas ce qu'elles veulent, elles ne sont pas autopilotées".

EMPLOIS AIDES

Le président qui a décidé leur réduction les voit comme "trop souvent" une "perversion de la politique de l'emploi". "C'est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif", explique-t-il, rappelant que "le taux de retour à l'emploi durable des personnes concernées est en effet très faible".

POLOGNE

Emmanuel Macron persiste et dénonce "sans détour cette approche" de la Pologne qui ne veut pas de réforme de la directive sur les travailleurs détachés "et, plus largement, une politique très préoccupante du gouvernement polonais, qui remet en cause la solidarité européenne et même l'Etat de droit".

CSG

Le président demande un "effort" aux retraités "les plus aisés". "Les pauvres d'aujourd'hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort, je l'ai dit. Et leur effort permet de récompenser le travail", souligne-t-il.

POUTINE, TRUMP ET... ERDOGAN

Emmanuel Macron revendique "un discours de vérité et de pragmatisme" face à ses homologues internationaux. "Je parle à tout le monde. De manière très directe, franche, alors qu’il était de coutume de ne pas parler des sujets qui fâchent", dit-il. "Je suis aussi celui qui est obligé de parler avec (le président turc Recep Tayip) Erdogan toutes les semaines, vous savez", déclare-t-il.

UNE EUROPE "LEADER DU MONDE LIBRE"

"Je veux d’une Europe qui soit un continent aux dimensions des puissances américaine et chinoise", dit-il. Mais "sans transformation économique et sociale, oublions la grandeur".

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