Entretien-fleuve au Point: les principales déclarations de Macron
Voici les principales déclarations du président Emmanuel Macron dans un entretien-fleuve à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Le...

Entretien-fleuve au Point: les principales déclarations de Macron

Voici les principales déclarations du président Emmanuel Macron dans un entretien-fleuve à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Le...
Public Sénat

Par Lucile MALANDAIN

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Voici les principales déclarations du président Emmanuel Macron dans un entretien-fleuve à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Le Point.

100 JOURS

Ils ne constituent "pas une étape pertinente", estime Emmanuel Macron qui ironise sur la France comme "le seul pays qui ferait deux ans de campagne présidentielle pour gouverner trois mois". Il ajoute qu'il s'attendait à "vivre pendant des mois avec l'impatience du peuple".

HEROISME

"Notre société a besoin de récits collectifs, de rêves, d’héroïsme, afin que certains ne trouvent pas l'absolu dans les fanatismes ou la pulsion de mort". Emmanuel "croit" en "la reconstruction d’un héroïsme politique, d’une vraie ambition, pour atteindre y compris ce qui est décrit comme impossible. Si ce qui est décrété impossible n’était pas possible, je ne serais pas devant vous aujourd’hui".

CODE DU TRAVAIL

Il s'agit d'"une réforme de transformation profonde", assure le chef de l'Etat qui souhaite "continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur le sujet pendant le quinquennat". Il regrette que "les principales victimes de l'impuissance des trente dernières années à sortir du chômage de masse (soient) les jeunes et les moins qualifiés".

HOLLANDE

Aux mises en garde récentes de son prédécesseur sur une nouvelle réforme du code du travail, il répond qu'il juge "étrange" que François Hollande "justifie son bilan devant des journalistes" alors qu'il n'a pas été en mesure de se représenter à la présidentielle.

APL

Emmanuel Macron envisage d'aller au-delà de la baisse de 5 euros de l'aide personnalisée au logement mais "seulement dans le cadre d'une transformation profonde qui doit faire baisser les loyers". Il s'agit, explique-t-il, d'organiser "un choc d'offre".

UNIVERSITES

Emmanuel Macron promet que le tirage au sort n'aura plus cours et qu'il va "entamer une révolution de l'éducation". Il souhaite également "transformer l'orientation dès le début du lycée" et "rendre l'accès au supérieur plus transparent, clair et pratique".

ARMEES

Il n'a "pas de regret" et "assume totalement" la crise avec les armées en juillet qui a conduit à la démission du chef d'état-major Pierre de Villiers. "Il y a eu une tempête dans un verre d'eau car les gens ont perdu le sens de ce qu'est la Ve République et de son fonctionnement (...). Les armées ne font pas ce qu'elles veulent, elles ne sont pas autopilotées".

EMPLOIS AIDES

Le président qui a décidé leur réduction les voit comme "trop souvent" une "perversion de la politique de l'emploi". "C'est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif", explique-t-il, rappelant que "le taux de retour à l'emploi durable des personnes concernées est en effet très faible".

POLOGNE

Emmanuel Macron persiste et dénonce "sans détour cette approche" de la Pologne qui ne veut pas de réforme de la directive sur les travailleurs détachés "et, plus largement, une politique très préoccupante du gouvernement polonais, qui remet en cause la solidarité européenne et même l'Etat de droit".

CSG

Le président demande un "effort" aux retraités "les plus aisés". "Les pauvres d'aujourd'hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort, je l'ai dit. Et leur effort permet de récompenser le travail", souligne-t-il.

POUTINE, TRUMP ET... ERDOGAN

Emmanuel Macron revendique "un discours de vérité et de pragmatisme" face à ses homologues internationaux. "Je parle à tout le monde. De manière très directe, franche, alors qu’il était de coutume de ne pas parler des sujets qui fâchent", dit-il. "Je suis aussi celui qui est obligé de parler avec (le président turc Recep Tayip) Erdogan toutes les semaines, vous savez", déclare-t-il.

UNE EUROPE "LEADER DU MONDE LIBRE"

"Je veux d’une Europe qui soit un continent aux dimensions des puissances américaine et chinoise", dit-il. Mais "sans transformation économique et sociale, oublions la grandeur".

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le