Environnement, démocratie, pouvoir d’achat: Hamon détaille les premiers mois de son mandat
Le candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a détaillé lundi à son QG les six premiers mois de son action présidentielle,...

Environnement, démocratie, pouvoir d’achat: Hamon détaille les premiers mois de son mandat

Le candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a détaillé lundi à son QG les six premiers mois de son action présidentielle,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a détaillé lundi à son QG les six premiers mois de son action présidentielle, promettant notamment s'il était élu un "été de travail parlementaire" à sa future majorité.

Très offensif, à moins de deux semaines du premier tour de l'élection, et alors qu'il est distancé par Jean-Luc Mélenchon, M. Hamon a profité de l'exercice pour marquer clairement ses différences avec François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.

Au printemps, M. Hamon prévoit de revaloriser "immédiatement le RSA à 600 euros", et de nommer un Haut-Commissaire au revenu universel d'existence, qui assurera le pilotage des travaux préparatoire à la mise en oeuvre de cette mesure phare début 2018.

Des états généraux du Travail seront convoqués avec les partenaires sociaux pour définir les contours de la nouvelle loi travail qui sera déposée devant le Parlement à l'automne et viendra remplacer la loi El Khomri.

A l'été, il n'y aura pas de vacances parlementaires: les élus de la nouvelle majorité devront examiner un premier projet de loi consacré à la transparence de la vie publique et à la fin des conflits d'intérêt dans la République.

Un autre projet de loi devra permettre d'interdire les pesticides dangereux pour la santé et les perturbateurs endocriniens.

A l'automne, le collectif budgétaire sera l'occasion d'instaurer une taxe sur les superprofits des banques, et de revaloriser la rémunération des fonctionnaires.

M. Hamon veut également augmenter par décret de 5% le SMIC, "qui dépassera ainsi la barre des 1.500 euros bruts mensuels au 1er juillet 2017", et de 10% tous les minima sociaux.

Le premier déplacement de M. Hamon sera à Athènes, pour réclamer la fin des politiques d'austérité en Europe. La première personne qu'il recevra sera le lanceur d'alerte Antoine Deltour, une des figures de la lutte contre l'évasion fiscale.

Il a réaffirmé son souhait d'accorder l'asile à un autre lanceur d'alerte, Edward Snowden.

Tout au long de sa conférence de presse, M. Hamon a distribué des coups de griffe à ses adversaires, mais aussi à la presse, ironisant ainsi sur la "énième une" du JDD consacrée à M. Macron.

Il a regretté que M. Macron, qui a détaillé dimanche les premiers mois de son mandat, ne propose "aucune mesure sociale, ni pour les pauvres, ni pour les salariés".

Le candidat d'En Marche! souhaite en revanche une hausse de la CSG pour "six millions de retraités", quand François Fillon "propose lui l'augmentation de la TVA, et que les deux s'accordent sur un immense plan social pour la fonction publique", a dit M. Hamon.

M. Hamon a redit son désaccord fondamental avec Jean-Luc Mélenchon à propos de l'Europe. "Est-ce qu'on veut que la gauche se reconstruise demain sur la sortie de l'Union européenne?", a-t-il demandé.

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

Environnement, démocratie, pouvoir d’achat: Hamon détaille les premiers mois de son mandat
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le