Éric Ciotti étrille « la gestion de l’argent public » de Christian Estrosi
Le député LR des Alpes-Maritimes maintient le suspens sur une éventuelle candidature à la mairie de Nice et « alerte » les Niçois sur le « plan d’augmentation massif des impôts » de Christian Estrosi.

Éric Ciotti étrille « la gestion de l’argent public » de Christian Estrosi

Le député LR des Alpes-Maritimes maintient le suspens sur une éventuelle candidature à la mairie de Nice et « alerte » les Niçois sur le « plan d’augmentation massif des impôts » de Christian Estrosi.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a deux sujets majeurs qui nous ont séparés, c’est un : le soutien permanent apporté au gouvernement par Christian Estrosi, y compris avant le premier tour de l’élection présidentielle (…) Et puis deux : on a une vision très différente de la gestion de l’argent public », tacle Éric Ciotti, sur la matinale de Public Sénat, ce mardi.

Le député LR des Alpes-Maritimes ne fait pas mystère de ses désaccords avec le maire de Nice, sans pour autant officialiser sa candidature à la mairie de Nice. Sur BFM, Éric Ciotti admettait « réfléchir » à une candidature. « J’y répondrai d’abord aux Niçois, en son temps », lâche seulement le député LR des Alpes-Maritimes, sur Public Sénat.  

Mais si Éric Ciotti jure ne pas être en campagne contre Christian Estrosi, tout y ressemble. Et l’élu Les Républicains y va crescendo : « Je respecte la position de Christian Estrosi d’être dans la majorité », affirme-t-il avant de lui reprocher d’avoir rompu le « contrat de confiance » qui le lie à ses électeurs en soutenant Emmanuel Macron.

Le député LR des Alpes-Maritimes s’applique également à critiquer « la gestion de l’argent public » du maire de Nice. « La chambre régionale des comptes a dit que la gestion du département (qu’Éric Ciotti a présidé durant 2 ans) était plus que satisfaisante et elle a dit que la gestion de la ville de Nice était préoccupante », rappelle Éric Ciotti. Dans un rapport rendu public en février 2016, la chambre régionale des comptes avait effectivement pointé du doigt la gestion de Christian Estrosi en mettant l’accent sur la dette de la ville qui est passée de 367 millions d’euros à plus de 500 millions d’euros fin 2014.   

Concernant le plan d’investissement présenté par Christian Estrosi en janvier, Éric Ciotti dénonce « un plan d’augmentation massif des impôts » et rappelle une de « ses convictions » : « Le fait de ne pas gaspiller l’argent public ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting de Gregory Doucet pour les municipales a Lyon
6min

Politique

Lyon : derrière le duel Aulas - Doucet, vers une métropole sans majorité ?

La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.

Le

CORRECTION France Municipal Elections
7min

Politique

Réforme du scrutin Paris-Lyon-Marseille : Rachida Dati battue à son propre jeu ?

La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.

Le

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
5min

Politique

Municipales 2026 : derrière les succès de LFI à Roubaix et Saint-Denis, les sortants PS et PCF font la course en tête dans les banlieues populaires

La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.

Le