Éric Coquerel avance l’idée d’une « grande marche » contre la politique d’Emmanuel Macron « au printemps »
« Il faut l’arrêter ». C’est le mot d’ordre du député de la France insoumise qui entend faire plier le gouvernement sur la réforme de la SNCF et sur celle de la fonction publique. Cheminots et fonctionnaires manifestent dans toute la France, ce jeudi 22 mars.

Éric Coquerel avance l’idée d’une « grande marche » contre la politique d’Emmanuel Macron « au printemps »

« Il faut l’arrêter ». C’est le mot d’ordre du député de la France insoumise qui entend faire plier le gouvernement sur la réforme de la SNCF et sur celle de la fonction publique. Cheminots et fonctionnaires manifestent dans toute la France, ce jeudi 22 mars.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les cortèges des cheminots et des fonctionnaires se rejoindront sur la place de la Bastille, ce jeudi 22 mars. Une convergence des luttes contre les réformes menées à grand train par le président de la République. Observée à la loupe, cette manifestation est en quelque sorte le baromètre du climat social. Attentif et optimiste, le député de la France insoumise, Éric Coquerel « appelle tout le monde à se mobiliser » derrière les cheminots et les fonctionnaires. Une mobilisation indispensable à ses yeux pour contrer le président de la République : « Ce que j’attends c’est qu’Emmanuel Macron rencontre un os, il faut l’arrêter ». Et Éric Coquerel avance l’idée d’une « grande marche » contre la politique d’Emmanuel Macron « qui pourrait être au printemps ».  

« Ce que j’attends c’est qu’Emmanuel Macron rencontre un os, il faut l’arrêter »

« Ce que j’attends c’est qu’Emmanuel Macron rencontre un os », dit Éric Coquerel
00:49

« Le projet de réforme du gouvernement c’est la privatisation à terme de la SNCF »

« Ce que veut faire Emmanuel Macron c’est aligner définitivement la France à ce qu’on appelle le néo-libéralisme », dénonce le député de la France insoumise qui passe en coupe réglée la politique du Président. Pour Emmanuel Macron, « il faut attaquer tous les piliers de l’État social : protection sociale, les lois sociales avec la destruction du Code du Travail, l’austérité avec le budget de fin d’année et la casse des services publics, la privatisation », avertit Éric Coquerel qui souligne que les cheminots ne font rien d’autre que défendre « l’intérêt général ». Car selon le député de la France insoumise, « le projet Spinetta, le projet de réforme du gouvernement c’est la privatisation à terme de la SNCF ». Pis encore, « il est train de vouloir détruire ce qui reste de l’État social hérité du Conseil national de la résistance, des grandes luttes y compris celle de 68 », d’après Éric Coquerel.

Grève 22 mars : « J'appelle tout le monde à se mobiliser »
00:46

« Je suis convaincu que les gens ne sont pas d’accord avec la politique d’Emmanuel Macron »

« Je souhaite qu’à un moment donné il y ait une étincelle dans ce pays parce que je suis convaincu que les gens ne sont pas d’accord avec la politique d’Emmanuel Macron », affirme encore le député de la France insoumise. Cette étincelle adviendra quand les gens se rendront « compte qu’ils peuvent bloquer sa politique » via « les luttes, les mobilisations, les grèves, les grandes marches », selon lui. « Il faut tous y aller en même temps, il faut tous converger », appelle Éric Coquerel.  

 

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
4min

Politique

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027

Edouard Philippe apparaît dans le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale comme le seul candidat susceptible de se qualifier au second tour de la présidentielle face à un Jordan Bardella ultradominant. L’ancien Premier ministre enregistre une progression spectaculaire de huit points, et prend ainsi le large sur d’autres compétiteurs, comme le social-démocrate Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, le patron des LR. Surtout, il est désormais en position de battre le RN au second tour.

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Administration Trump : après les soupçons de délits d’initiés, les questions posées par des transactions sur Polymarket

À chaque revirement de Donald Trump - et ils sont nombreux - des transactions suspectes sont repérées par des analystes financiers. Si aucun délit d’initié n’a pour le moment été identifié, l’essor de sites comme Polymarket qui permettent de parier sur des événements géopolitiques notamment, soulèvent des questions de régulation.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le