Farida Amrani, candidate de La France insoumise qui conteste la victoire à l'ancien Premier ministre PS Manuel Valls dans l'Essonne, est arrivée lundi à la préfecture du département pour "faire recompter les bulletins", a-t-elle déclaré devant quelques journalistes.
"On nous a interdit de faire recompter les bulletins hier soir (dimanche soir) en mairie, alors on va le faire en préfecture", a déclaré Mme Amrani, peu après 9H00, maintenant ses soupçons "d'irrégularités".
"On monte en parallèle un dossier pour le Conseil constitutionnel", a ajouté la candidate, qui a dix jours pour déposer un recours.
L'ancien Premier ministre Manuel Valls arrive à l'Assemblée nationale le 19 juin 2017 à Paris
AFP
Dimanche soir, M. Valls avait annoncé dans une ambiance houleuse sa victoire par 50,3%, soit avec 139 voix d'avance, sur sa concurrente. Mais cette dernière avait immédiatement contesté ce résultat.
Les litiges invoqués par l'équipe de Farida Amrani portent sur quatre bureaux d’Évry, dont "un où on a un gros soupçon", dépourvus d'assesseurs de La France insoumise.
"Comme par hasard, les résultats de ces bureaux sont tombés en dernier", a-t-elle souligné, évoquant "une tentative" de triche dans un cinquième bureau, sans préciser lequel.
"On a assez d'éléments pour constituer un dossier, on ne le fait pas pour s'amuser", a déclaré son suppléant Ulysse Rabaté, assurant agir "calmement, sereinement". "On a simplement envie que le véritable résultat de l'élection soit reconnu", a-t-il conclu.
"J'ai confiance dans la justice de notre pays, on ira simplement, sincèrement, en toute tranquillité, la démocratie doit s'exprimer, elle va s'exprimer, mais nous on réfute ce qui s'est passé hier", avait déclaré un peu plus tôt Mme Amrani sur LCI.
Lundi matin, sur Twitter, Manuel Valls a regretté qu'"après les insultes et la haine, si visible hier soir à Evry, c'est désormais la mise en cause de mon élection". "Toujours la même méthode", a-t-il ajouté.
"Il n'y a eu aucune irrégularité. Il faut accepter le verdict des urnes et respecter la démocratie", a-t-il enjoint, précisant qu'il sera "aujourd'hui (lundi) à l'Assemblée nationale" et qu'il "y siégera dès le 27" juin.
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Le candidat de Renaissance à l’élection présidentielle joue cartes sur tables en dévoilant de premières propositions pour mettre fin à la dérive des comptes publics, citant par exemple la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires, ce qu’il avait refusé trois ans et demi plus tôt au Sénat.
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