« Est-ce que Christophe Castaner a bien pris la mesure de ce qu’est un ministre de l’Intérieur ? » se demande Laurence Rossignol
Laurence Rossignol, sénatrice (PS) de l’Oise et François Patriat président du groupe LREM au Sénat et sénateur de la Côte-d’Or, débattent de la situation délicate dans laquelle se trouve actuellement le ministre de l’Intérieur, fragilisé après ses propos sur l’incident à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.  

« Est-ce que Christophe Castaner a bien pris la mesure de ce qu’est un ministre de l’Intérieur ? » se demande Laurence Rossignol

Laurence Rossignol, sénatrice (PS) de l’Oise et François Patriat président du groupe LREM au Sénat et sénateur de la Côte-d’Or, débattent de la situation délicate dans laquelle se trouve actuellement le ministre de l’Intérieur, fragilisé après ses propos sur l’incident à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.  
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors des questions au gouvernement qui se sont déroulées mardi 7 mai au Sénat, pas moins de quatre étaient destinées ou concernaient Christophe Castaner et les évènements du 1er mai.  Particulièrement fragilisé, le ministre de l’Intérieur est toujours soutenu par le Premier ministre Edouard Philippe.  

Sur le plateau d’« On va plus loin », François Patriat, président du groupe LREM au Sénat, estime qu’il y a de « l’outrance ». Selon le sénateur de la Côte-d’Or, mieux vaudrait parler « des bonnes nouvelles économiques ». Et comme le Premier ministre, il affiche son soutien à Christophe Castaner : « Je n’ai jamais vu dans ma vie politique (…) un ministre de l’Intérieur à peine nommé, faire face à 25 journées de manifestation où la violence la plus extrême a été exercée. »

« Il y aurait pu y avoir des drames le 1er mai » poursuit-il. « Il n’y a pas eu de drame, il y a eu cette intrusion [à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière]. De là à demander la démission du ministre…c’est rituel. Je trouve cela un peu dérisoire. »

Laurence Rossignol, sénatrice (PS) de l’Oise, rejoint François Patriat sur « l’outrance » de la situation. Mais seulement jusqu’à un certain point : « Dans cette affaire, ce qui est assez compliqué (…) c’est qu’il y a de l’outrance. Mais on a l’impression qu’il y a aussi de l’outrance chez Christophe Castaner, dans son expression (…) On se demande si c’est lui qui maîtrise réellement sa fonction, ce qu’elle impose (…) Est-ce qu’il a bien pris la mesure de ce que c’est qu’un ministre de l’Intérieur ? »

Et d’ajouter : « Tout ça nous donne une espèce de sentiment d’amateurisme et de manque de contrôle de la parole. »

 

Vous pouvez voir et revoir ce match des idées, en intégralité :

Match des idées OVPL entre Laurence Rossignol et François Patriat (en intégralité)
16:42

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting de Gregory Doucet pour les municipales a Lyon
6min

Politique

Lyon : derrière le duel Aulas - Doucet, vers une métropole sans majorité ?

La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.

Le

CORRECTION France Municipal Elections
7min

Politique

Réforme du scrutin Paris-Lyon-Marseille : Rachida Dati battue à son propre jeu ?

La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.

Le

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
5min

Politique

Municipales 2026 : derrière les succès de LFI à Roubaix et Saint-Denis, les sortants PS et PCF font la course en tête dans les banlieues populaires

La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.

Le