« Est-ce que les candidats sont prêts à assumer la responsabilité de la dissuasion nucléaire ? »
Invité de l’émission « On va plus loin », Pierre Servent, spécialiste des questions militaires, analyse le rapport des présidents de la République français à la guerre, dans un livre «Les présidents et la guerre » aux éditions Perrin.

« Est-ce que les candidats sont prêts à assumer la responsabilité de la dissuasion nucléaire ? »

Invité de l’émission « On va plus loin », Pierre Servent, spécialiste des questions militaires, analyse le rapport des présidents de la République français à la guerre, dans un livre «Les présidents et la guerre » aux éditions Perrin.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que la campagne présidentielle pour le 1er tour  touche à sa fin, Pierre Servent, officier de réserve et consultant, regrette que les questions de défense ne soient jamais traitées. Pas plus dans cette campagne, que les autres fois : « C’est vraiment l’insouciance française face à la réalité (…) Si je regarde les quarante dernières années, pendant les élections présidentielles, les questions européennes, internationales et de défense ne sont jamais traitées alors qu’elles sont au cœur de la présidence ». Et pour ce spécialiste des questions militaires c’est d’autant plus préoccupant durant cette présidentielle, qu’il y a toujours des risques d’attentats et que des soldats français sont « engagés sur différents théâtres d’opérations » à l’étranger.

Pour Pierre Servent, les candidats à l’élection présidentielle sont finalement peu au fait des questions de défense car peu questionnés, donc peu préparés sur ces thématiques. Et pourtant, très vite le gagnant est jeté dans le bain, dès sa victoire à l’élection : « Le candidat qui sort de la campagne, un peu en guenilles parce qu’il s’est battu pendant des semaines et des mois contre son camp et contre les autres, arrive à l’Elysée (….) il va avoir le chef de son état major particulier qui va lui donner ses codes d’identification nucléaire. Et quelques jours après, c’est le chef d’état major des armées qui va emmener le nouveau président, chef des armées, dans les sous-sols de l’Elysée, au PC Jupiter et là (…) il va l’initier au secret nucléaire ». « Est-ce que les candidats prétendant à la fonction suprême sont prêts à assumer la responsabilité de la dissuasion nucléaire ? Est-ce qu’ils sont prêts à assumer, comme chef des armées la mort de soldats en opération ? » s’interroge Pierre Servent.

Réponse début mai.

On va plus loin : Pierre Servent interview intégrale
17:26

Interview intégrale de Pierre Servent

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le