Estrosi juge « terrifiants » les propos de Wauquiez liant PMA et eugénisme nazi
Le maire LR de Nice Christian Estrosi a jugé mardi "terrifiants" et "insupportables" les propos du chef de son parti, Laurent...

Estrosi juge « terrifiants » les propos de Wauquiez liant PMA et eugénisme nazi

Le maire LR de Nice Christian Estrosi a jugé mardi "terrifiants" et "insupportables" les propos du chef de son parti, Laurent...
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Le maire LR de Nice Christian Estrosi a jugé mardi "terrifiants" et "insupportables" les propos du chef de son parti, Laurent Wauquiez, qui a lié l'extension de la procréation médicalement assistée à un risque d'eugénisme, en faisant une référence au nazisme, avant d'y apporter un bémol.

Face au tollé, Les Républicains avaient défendu la parole de leur président lundi, lors d'une conférence de presse au siège parisien du parti.

Ces propos, "c'est terrifiant, ça me donne froid dans le dos et c'est assez insupportable", a dénoncé sur RTL mardi M. Estrosi, qui s'est dit "personnellement" pour l'extension de la PMA.

"Je conçois parfaitement que d'autres y soient opposés mais aujourd'hui, blesser sans doute des millions de Français qui y sont favorables et surtout faire des références à l'eugénisme, au nazisme, ce sont des sujets qui me choquent profondément", a-t-il critiqué.

"Pourquoi je continue à payer ma carte aux Républicains ? Parce que je veux contribuer à ce que mon parti, qui a une histoire, redevienne ce qu'il a été là où on est en train de le dénaturer", a ajouté le maire de Nice.

Dimanche, Laurent Wauquiez avait considéré que l'ouverture de la PMA à toutes les femmes "mènera(it) nécessairement" à la gestation pour autrui (GPA), "la marchandisation des gamètes" et "l'eugénisme". "Tout ceci a un nom, c'est l'eugénisme; tout ceci a été fait par un régime, c'est le nazisme", avait-il déclaré devant les militants de Sens commun, le courant conservateur de LR, en appelant à "défendre le mode naturel de reproduction, de filiation, de transmission".

Il a ensuite cherché lundi dans un tweet à nuancer en affirmant avoir "voulu rappeler les leçons de l'Histoire". "Nos débats contemporains ne sont évidemment pas les mêmes mais quand on parle d'éthique, il faut être très vigilant sur les chemins que nous ouvrons", a-t-il ajouté.

Pressé par sa majorité et toute la gauche, mais confronté aux bruyantes réticences de la droite, le gouvernement a décidé de reporter au printemps l'examen à l'Assemblée du texte controversé qui ouvre la PMA à toutes les femmes.

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