Estrosi (LR) appuie Juppé et veut « une grande formation centrale » de la droite et du centre
Le maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) a appuyé mardi la suggestion d'Alain Juppé d'un rapprochement de la droite...

Estrosi (LR) appuie Juppé et veut « une grande formation centrale » de la droite et du centre

Le maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) a appuyé mardi la suggestion d'Alain Juppé d'un rapprochement de la droite...
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Le maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) a appuyé mardi la suggestion d'Alain Juppé d'un rapprochement de la droite et d'Emmanuel Macron en vue des élections européennes, disant vouloir reconstituer "une grande formation centrale" de droite et de centre-droit.

"Nous voyons bien qu'avec Alain Juppé, nous sommes un certain nombre, depuis l'élection présidentielle, depuis Les Républicains du Trocadéro, dont Sens commun s'est emparé, à redouter cette radicalisation de ce qui était autrefois une grande formation de droite et de centre-droit voulue par Jacques Chirac", a déclaré M. Estrosi sur France 2.

L'ancien ministre reproche à son parti, et particulièrement à Laurent Wauquiez, favori de l'élection interne prévue en décembre, de ne pas avoir explicitement appelé à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen entre les deux tours de la présidentielle.

"Il faut reconstituer dans notre pays une grande formation centrale à l'image de ce qu'était l'UMP. Les Républicains ne sont plus les héritiers ni le prolongement de l'UMP. Nous voyons bien qu'un électorat de droite aujourd'hui est sensibilisé par cette capacité et cette volonté de réforme qu'affiche le président de la République", a dit l'ex-président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

"Alain Juppé est maire d'une grande ville comme moi". "Nous sommes des progressistes, nous sommes des réformistes", "nous sommes au-dessus de cette mêlée, et nous voyons bien que nous devons rassembler ces forces qui veulent de la réforme". "C'est une évidence qui va se faire tout doucement en agrégeant ici et là les sensibilités différentes", a-t-il dit.

Un tel rapprochement, "j'y suis opposé" car "une grande force centrale, c'est l'assurance que demain nous aurons en France les extrêmes au pouvoir", a en revanche déclaré Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes et désormais rival de M. Estrosi, sur RMC et BFMTV.

"Rentrer dans le piège d'Emmanuel Macron, qui est de dire: tout le monde aujourd'hui doit être contraint de penser autour de moi la même chose, et je ne veux plus qu'existent que les extrêmes, le reste tout est effacé, moi, personnellement je trouve que ce n'est pas conforme à l'idée que je me fais de la démocratie", a insisté M. Ciotti, soutien de Laurent Wauquiez.

La députée de Paris Brigitte Kuster a aussi estimé dans un communiqué que les déclaration de M. Juppé étaient une "erreur". "D'abord parce que se présenter comme +central+ dans un pays où un nombre considérable de Français, pour ne pas dire la majorité d’entre eux, considèrent l’Europe avec scepticisme, risque de passer pour de l'arrogance".

Ensuite "la droite est depuis toujours traversée par des courants d’idées qui ne partagent pas strictement la même vision de l’Europe, et l’écart peut même paraître important entre souverainistes et tenants de l’intégration ; mais aucun n'appelle à rompre avec l’idéal européen et ne le fera jamais".

Pour Mme Kuster, "Alain Juppé semble, en réalité, moins s'adresser à Emmanuel Macron qu’à Laurent Wauquiez, et ce dans l'unique but de l'affaiblir". "Nul ne peut lui nier le droit de contester les idées de Laurent Wauquiez -qui a par ailleurs rappelé son engagement européen-, mais sa responsabilité, dès lors qu’il n’est pas candidat lui-même, n'est pas de mettre en danger sa propre famille politique", conclut-elle.

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