Estrosi (LR) appuie Juppé et veut « une grande formation centrale » de la droite et du centre
Le maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) a appuyé mardi la suggestion d'Alain Juppé d'un rapprochement de la droite...

Estrosi (LR) appuie Juppé et veut « une grande formation centrale » de la droite et du centre

Le maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) a appuyé mardi la suggestion d'Alain Juppé d'un rapprochement de la droite...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) a appuyé mardi la suggestion d'Alain Juppé d'un rapprochement de la droite et d'Emmanuel Macron en vue des élections européennes, disant vouloir reconstituer "une grande formation centrale" de droite et de centre-droit.

"Nous voyons bien qu'avec Alain Juppé, nous sommes un certain nombre, depuis l'élection présidentielle, depuis Les Républicains du Trocadéro, dont Sens commun s'est emparé, à redouter cette radicalisation de ce qui était autrefois une grande formation de droite et de centre-droit voulue par Jacques Chirac", a déclaré M. Estrosi sur France 2.

L'ancien ministre reproche à son parti, et particulièrement à Laurent Wauquiez, favori de l'élection interne prévue en décembre, de ne pas avoir explicitement appelé à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen entre les deux tours de la présidentielle.

"Il faut reconstituer dans notre pays une grande formation centrale à l'image de ce qu'était l'UMP. Les Républicains ne sont plus les héritiers ni le prolongement de l'UMP. Nous voyons bien qu'un électorat de droite aujourd'hui est sensibilisé par cette capacité et cette volonté de réforme qu'affiche le président de la République", a dit l'ex-président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

"Alain Juppé est maire d'une grande ville comme moi". "Nous sommes des progressistes, nous sommes des réformistes", "nous sommes au-dessus de cette mêlée, et nous voyons bien que nous devons rassembler ces forces qui veulent de la réforme". "C'est une évidence qui va se faire tout doucement en agrégeant ici et là les sensibilités différentes", a-t-il dit.

Un tel rapprochement, "j'y suis opposé" car "une grande force centrale, c'est l'assurance que demain nous aurons en France les extrêmes au pouvoir", a en revanche déclaré Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes et désormais rival de M. Estrosi, sur RMC et BFMTV.

"Rentrer dans le piège d'Emmanuel Macron, qui est de dire: tout le monde aujourd'hui doit être contraint de penser autour de moi la même chose, et je ne veux plus qu'existent que les extrêmes, le reste tout est effacé, moi, personnellement je trouve que ce n'est pas conforme à l'idée que je me fais de la démocratie", a insisté M. Ciotti, soutien de Laurent Wauquiez.

La députée de Paris Brigitte Kuster a aussi estimé dans un communiqué que les déclaration de M. Juppé étaient une "erreur". "D'abord parce que se présenter comme +central+ dans un pays où un nombre considérable de Français, pour ne pas dire la majorité d’entre eux, considèrent l’Europe avec scepticisme, risque de passer pour de l'arrogance".

Ensuite "la droite est depuis toujours traversée par des courants d’idées qui ne partagent pas strictement la même vision de l’Europe, et l’écart peut même paraître important entre souverainistes et tenants de l’intégration ; mais aucun n'appelle à rompre avec l’idéal européen et ne le fera jamais".

Pour Mme Kuster, "Alain Juppé semble, en réalité, moins s'adresser à Emmanuel Macron qu’à Laurent Wauquiez, et ce dans l'unique but de l'affaiblir". "Nul ne peut lui nier le droit de contester les idées de Laurent Wauquiez -qui a par ailleurs rappelé son engagement européen-, mais sa responsabilité, dès lors qu’il n’est pas candidat lui-même, n'est pas de mettre en danger sa propre famille politique", conclut-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le

Estrosi (LR) appuie Juppé et veut « une grande formation centrale » de la droite et du centre
4min

Politique

Jeux vidéo : chez Ubisoft, les dirigeants prônent désormais la « tolérance zéro » vis-à-vis des comportements toxiques

Dans la poursuite de leurs travaux sur les jeux vidéo, la délégation aux droits des femmes du Sénat auditionnait, ce jeudi, les représentants du géant Français, Ubisoft. Une entreprise marquée par la vague Metoo en 2020 avec des révélations sur des comportements toxiques au plus haut niveau. Depuis, de nombreuses mesures ont été prises pour faire de la lutte contre le harcèlement « une priorité fondamentale » de l’entreprise, assure Cécile Russeil, vice-présidente exécutive.

Le