Christian Estrosi, président Les Républicains de la région Provence-Alpes-Côtes-d'Azur (Paca), estime lundi que "François Fillon ne peut pas gagner" l'élection présidentielle.
"François Fillon ne peut pas gagner, François Fillon ne peut pas se contenter de dire +c'est moi qui ai la légitimité de la part de la primaire+", déplore sur CNews le député LR qui doit rencontrer M. Fillon lundi, au côté d'autres présidents de région LR dont Xavier Bertrand (Hauts de France) et Valérie Pécresse (Ile-de-France), pour le convaincre d'une "sortie respectueuse".
Selon Christian Estrosi, la réunion devrait porter sur "les conditions qui ne sont plus réunies, aujourd'hui, de l'unité pour pouvoir l'emporter". A l'initiative de cette rencontre, le président de région Paca veut "être un facteur de cohésion qui tente le tout pour le tout pour rassembler et pour unifier".
François Fillon (C) entre Eric Ciotti et Christian Estrosi lors d'un meeting le 11 janvier 2017 à Nice
AFP/Archives
"Nous voyons bien que ça ne peut plus durer", constate M. Estrosi, tout en admettant que le projet porté par François Fillon "est le bon projet pour gagner". Selon lui, l'éventuel candidat de substitution sera "capable de porter le projet de François Fillon auquel ont adhéré l'ensemble des électeurs de la droite et du centre".
Alors qu' Alain Juppé, finaliste de la primaire doit s'exprimer dans la matinée, M. Estrosi assure "qu'il y a des alternatives à condition qu'on se mette d'accord tout de suite".
Un comité politique a été convoqué au sein du parti par Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, et Gérard Larcher, président du comité politique, "pour évaluer la situation", qui devient de plus en plus tendue pour le candidat convoqué par les juges d'instruction pour une probable mise en examen.
Mais Christian Estrosi estime qu'en cas de retrait du candidat Fillon, "l'initiative ne peut venir que de sa part, personne ne peut le forcer, personne ne peut l'obliger".
"De Gaulle au secours ! Reviens, ils sont tous devenus fous ! ", a notamment réagi le proche de Nicolas Sarkozy en référence à la vive attaque lancée en août dernier par François Fillon contre l'ancien Président s'interrogeant: "Qui imagine un seul instant le Général De Gaulle mis en examen ?".
"On ne peut pas se revendiquer de De Gaulle et offrir l'image que l'on offre aujourd'hui aux Françaises et aux Français", regrette Christian Estrosi.
Le président du Sénat, lors de ses traditionnels vœux aux sénateurs et sénatrices, a une nouvelle fois insisté sur la nécessité du redressement des finances publiques, à l’heure où des débats à l’issue incertaine ont repris à l’Assemblée nationale. Il dit néanmoins croire à un « sursaut républicain ».
Un mois après le piratage des serveurs informatiques du ministère de l’intérieur, Laurent Nuñez était auditionné devant la commission des lois du Sénat pour faire le point sur les mesures de sécurité prises depuis. Le ministre a également été interrogé sur l’application de la loi visant à lutter contre le narcotrafic, entrée en vigueur il y a 6 mois.
Face aux risques pour la santé publique, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a dévoilé lundi les premiers axes d’une stratégie nationale de lutte contre la désinformation médicale. « Priorité stratégique de l’État », cette riposte reposera sur différents outils, dont un Observatoire de la désinformation et un dispositif d’infovigilance réactif. Sans toutefois prévoir de volet sanction.
En tenant compte des conséquences fiscales de la non-adoption par le Parlement du budget avant le 31 décembre 2025, le gouvernement revoit sa prévision de déficit public en 2026, avec un solde dégradé de 0,1 point, le portant à – 5,4 % du PIB. De quoi compliquer la tâche des députés, avant même le début de l’examen du budget en nouvelle lecture…