Estrosi: « Ne pas laisser la France en panne » si Macron n’a pas de majorité
Christian Estrosi, président LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a jugé mercredi que la droite ne pourrait pas "laisser...

Estrosi: « Ne pas laisser la France en panne » si Macron n’a pas de majorité

Christian Estrosi, président LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a jugé mercredi que la droite ne pourrait pas "laisser...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Christian Estrosi, président LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a jugé mercredi que la droite ne pourrait pas "laisser la France en panne pendant cinq ans" et devrait gouverner avec Emmanuel Macron si celui-ci, élu président, ne disposait finalement pas d'une majorité à l'Assemblée.

"S'il n'y a pas de majorité du tout, qu'est-ce qu'on va faire ? Est-ce qu'on va se montrer responsables et apporter notre contribution, celle qu'attendent les Français qui veulent des réformes ? (...) Eh bien je dis que notre devoir sera de ne pas laisser la France en panne pendant cinq ans", a déclaré M. Estrosi sur Europe 1.

Mais "pour l'instant il y a un seul débat: dimanche prochain. Je demande à tout le monde de se concentrer sur ce débat. Marine Le Pen peut être élue dimanche prochain. Que M. Macron soit élu, et le plus largement possible parce que plus Mme Le Pen sera basse, mieux ce sera aussi pour nos candidats aux législatives", a poursuivi l'ancien ministre, qui avait reçu M. Macron dans sa région avant le premier tour de la présidentielle.

"Les Républicains, pour certains d'entre eux, considèrent qu'ils peuvent avoir une majorité absolue" à l'issue des législatives (11-18 juin) mais "j'ai du mal à (le) penser" car "sous la Ve République un président élu a toujours eu a minima une majorité relative derrière", a par ailleurs jugé M. Estrosi.

François Baroin, qui mènera la campagne de LR pour les législatives, a averti mercredi que ceux qui "se rapprochent de Macron" avant les législatives seraient "exclus". M. Baroin a par ailleurs exclu d'intégrer un gouvernement Macron si la droite n'en sortait pas majoritaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

First Debate of the French Socialist Party Primary – Paris EB
6min

Politique

« Maintenant, il doit rassembler tout le monde » : les sénateurs PS attendent « des signes » d’unité de Raphaël Glucksmann

Après sa victoire écrasante à la primaire, les sénateurs PS seront « au service » de la campagne de Raphaël Glucksmann, assure leur président de groupe, Patrick Kanner, qui compte « inviter » le candidat devant le groupe. Mais plusieurs attendent qu’il montre par les actes sa volonté d’union. « Nous travaillons à un organigramme de rassemblement », assure le sénateur Alexandre Ouizille, directeur de la communication dans l'équipe de Raphaël Glucksmann.

Le

Patrick Kanner
2min

Politique

Les groupes PS, PCF et écologiste du Sénat appellent à un « cordon sanitaire » et à « ne rien céder » face au nouveau groupe RN

« Il ne peut y avoir ni ambiguïté, ni accommodement, ni complaisance : le cordon sanitaire doit se traduire par des actes », soutiennent dans un communiqué commun les groupes PS, communiste et écologiste du Sénat, face à la création du premier groupe RN/UDR de la Haute assemblée. Ils appellent à ne rien voter qui émanerait de l’extrême droite.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
4min

Politique

Cyberattaque contre des frigos connectés de supermarchés : « Des systèmes de réfrigération exposés sur Internet », alertent des experts en cybersécurité

300 magasins Intermarché/Netto, plusieurs du groupement E. Leclerc, 80 supermarchés Carrefour, 80 magasins U et une trentaine de Monoprix ont été touchés par une cyberattaque d’ampleur. Les hackers ont ciblé les systèmes de régulation frigorifique à distance du fabricant danois Danfoss. La vulnérabilité du logiciel avait pourtant déjà été repérée il y a quelques années par des experts en cybersécurité lors de différents audits.

Le

Estrosi: « Ne pas laisser la France en panne » si Macron n’a pas de majorité
7min

Politique

Gel des retraites au-delà de 1280 euros : « Un effort nécessaire, pour ne pas créer de fracture générationnelle », justifie le ministre David Amiel

Le ministre des Comptes publics assure que le gouvernement n’est pas dans l’affrontement des générations, avec son projet de désindexation partielle des pensions de retraite. Il souligne qu’il laissera le choix du curseur aux parlementaires, et la possibilité d’être plus souple, le cas échéant, avec l’évolution de l’abattement fiscal dont bénéficient les retraités.

Le