Etats généraux de l’alimentation: Hulot « 100% en phase » avec Edouard Philippe
Nicolas Hulot a assuré vendredi être "100% en phase" avec le Premier ministre Edouard Philippe sur le dossier des Etats généraux...

Etats généraux de l’alimentation: Hulot « 100% en phase » avec Edouard Philippe

Nicolas Hulot a assuré vendredi être "100% en phase" avec le Premier ministre Edouard Philippe sur le dossier des Etats généraux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Nicolas Hulot a assuré vendredi être "100% en phase" avec le Premier ministre Edouard Philippe sur le dossier des Etats généraux de l'alimentation, revenant sur des déclarations au Monde où il estimait que "le compte n'y (était) pas", et a exclu toute idée de démission.

"Je veux clarifier la situation parce que parfois la communication m'échappe un peu et elle ne correspond pas vraiment à la réalité", a expliqué le ministre de la Transition écologique en sortant d'un entretien avec le Premier ministre à Matignon. Il a assuré que l'hypothèse de sa démission était "un fantasme médiatique".

Evoquant les Etats généraux de l'alimentation dont il a boudé la clôture jeudi, il a estimé qu'"un travail absolument exceptionnel (...) a été fourni dans les différents ateliers, avec une production d'aspirations, de préconisations et un consensus merveilleux. Nous considérons que ce travail donne au gouvernement une base de travail qu'il va falloir poursuivre et que nous allons poursuivre", a-t-il dit à la presse.

"Mais je ne veux pas dire non plus que rien n'a été fait", a souligné le ministre, citant "un plan de sortie des +phytos+ (produits phytosanitaires, ndlr) qui va être rendu public d'ici la fin de l'année", "un plan d'organisation pour structurer la restauration collective", "des objectifs de doubler la surface utile de l'agriculture biologique et bien au-delà peut-être par la suite".

"Mais la confiance se fait dans les détails et il faut maintenant que par rapport à ce travail inédit qui a été fourni, sa traduction politique soit à la hauteur. Il faut un peu de temps de plus et c'est simplement ce que j'ai voulu dire", a souligné Nicolas Hulot.

Dans des déclarations à l'AFP peu avant sa rencontre avec M. Philippe, il avait qualifié les Etats généraux de "processus constructif" mais souligné qu'il y avait "encore beaucoup de travail".

Interrogé sur son absence remarquée à la clôture des débats, il avait répondu: "je pensais que c'était trop tôt pour ce qui me concerne pour conclure un processus dont il faut poursuivre l’accompagnement. Et je dis halte aux tragédies politico-médiatique, mon absence n'est pas du tout une marque de désintérêt".

"J’ai la volonté de continuer à travailler car je ne suis satisfait que quand les processus sont aboutis et à la hauteur des ambitions et attentes de la société", avait-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le