Etats généraux de la laïcité : « Marlène Schiappa est en permanence dans la recherche du buzz », s’agace Ian Brossat

Etats généraux de la laïcité : « Marlène Schiappa est en permanence dans la recherche du buzz », s’agace Ian Brossat

Alors que la ministre déléguée à la Citoyenneté a annoncé dimanche le lancement d’états généraux de laïcité, le porte-parole du Parti communiste dénonce une manœuvre politicienne à un an de la présidentielle.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« On sort d’une loi sur le séparatisme et maintenant Marlène Schiappa nous sort les états généraux de la laïcité », peste le porte-parole du communiste. Invité de la matinale de Public Sénat, Ian Brossat goûte peu l’annonce de la ministre déléguée à la Citoyenneté, hier dans le JDD, du lancement d’états généraux de la laïcité.

« Je sais bien que Marlène Schiappa a un ministère croupion et qu’elle est obligée tous les matins de créer le buzz médiatique pour faire croire qu’elle travaille », lance Ian Brossat. Pour l’adjoint au Logement d’Anne Hidalgo, les arrière-pensées politiciennes sont évidentes : « Nous raconter qu’on va faire des états généraux de la laïcité à un an de la présidentielle, ce n’est même plus une ficelle c’est une corde tellement elle est épaisse, ça devient ridicule ».

L’élu communiste n’est pas le seul à s’être étonné du lancement de ces états généraux, Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la citoyenneté et de la laïcité s’interroge chez France Info sur la pertinence d’une telle démarche dans la mesure où une loi concernant les valeurs de la République est déjà en train d’être votée.

Ian Brossat s’est également exprimé sur l’interview d’Emmanuel Macron au Figaro et ses déclarations sur le thème de la sécurité. « L’interview du Président sur les questions de sécurité est légitime. Le problème, c’est qu’il est au pouvoir depuis quatre ans : les annonces qu’il fait peuvent être mises au regard de ce qu’il n’a pas fait », soulève le porte-parole du Parti communiste.

« La question de l’insécurité pourrit la vie de quartiers populaires. Il y a des endroits où il y a un manque cruel de présence policière. On a besoin de réponses répressives et concrètes », insiste-t-il également tout en pointant le bilan d’Emmanuel Macron qu’il juge insatisfaisant.

Parmi les annonces notoires du président de la République figure sa volonté de renforcer les effectifs des forces de l’ordre et de lancer un grand débat sur la consommation de drogues. Après la décision de la Cour de cassation dans le meurtre de Sarah Halimi, Emmanuel Macron a également dit vouloir un changement de la loi sur la question de la prise de stupéfiants et de l’irresponsabilité pénale. « Je n’aime pas les lois de circonstance », a réagi Ian Brossat tout insistant sur l’importance d’avoir un débat dépassionné sur l’usage de drogues. « Il faut un débat sérieux, le problème c’est qu’on fait des symboles, il faut être guidé par le pragmatisme », appuie l’élu communiste.

« La France est l’un des pays qui réprime le plus l’usage de drogues et dans le même temps c’est l’un de pays où l’on en consomme le plus, donc quand on mène une politique publique qui ne fonctionne pas il faut en tirer un certain nombre de conséquences », soulève également Ian Brossat sans toutefois se positionner sur la dépénalisation du cannabis.

Dans la même thématique

Deplacement du Premier Ministre a Viry-Chatillon
7min

Politique

Violence des mineurs : le détail des propositions de Gabriel Attal pour un « sursaut d’autorité »

En visite officielle à Viry-Châtillon ce jeudi 18 avril, le Premier ministre a énuméré plusieurs annonces pour « renouer avec les adolescents et juguler la violence ». Le chef du gouvernement a ainsi ouvert 8 semaines de « travail collectif » sur ces questions afin de réfléchir à des sanctions pour les parents, l’excuse de minorité ou l’addiction aux écrans.

Le

Turin – Marifiori Automotive Park 2003, Italy – 10 Apr 2024
6min

Politique

Au Sénat, la rémunération de 36,5 millions d’euros de Carlos Tavares fait grincer des dents. La gauche veut légiférer.

Les actionnaires de Stellantis ont validé mardi 16 avril une rémunération annuelle à hauteur de 36,5 millions d’euros pour le directeur général de l’entreprise Carlos Tavares. Si les sénateurs de tous bords s’émeuvent d’un montant démesuré, la gauche souhaite légiférer pour limiter les écarts de salaires dans l’entreprise.

Le