Un homme suspecté d'être impliqué dans le meurtre du chef du clan Gambino, l'une des grandes familles de la mafia new-yorkaise, a été arrêté samedi, a indiqué à l'AFP un responsable de la police.
Anthony Comello, âgé de 24 ans, a été arrêté dans le New Jersey dans le cadre de l'enquête sur la mort de Francesco "Franky Boy" Cali, tué par balles mercredi soir devant son domicile de Staten Island, un quartier de New York, a précisé ce responsable.
Il doit être transféré à Staten Island pour comparaître devant un tribunal.
"Nous pensons fortement qu'il sera inculpé pour le meurtre de M. Cali", a souligné le policier, qui a souhaité garder l'anonymat.
Le mobile du meurtre reste encore à déterminer, a-t-il dit, ajoutant que l'arme du crime n'avait pas été retrouvée.
"L'enquête est encore à un stade très, très préliminaire" et "il y a manifestement une multitude de pistes à explorer", a expliqué l'officier de police. Rien n'indique pour le moment qu'Anthony Comello soit lié au crime organisé, a-t-il souligné.
Le suspect avait plusieurs adresses connues, dont une à Staten Island, a-t-il encore dit.
Photo fournie le 7 février 2008 par la police italienne de Francesco "Franky Boy" Cali, considéré comme le chef du clan mafieux Gambino
Police italienne/AFP/Archives
Agé de 53 ans et né en Sicile, Francesco Cali était l'un des rares chefs de clan italo-américains encore dans la force de l'âge. Il était considéré comme adepte d'un style de vie discret.
En 2015, plusieurs médias avaient rapporté son intronisation à la tête du clan Gambino, dont il faisait déjà officiellement partie depuis plus de vingt ans.
Le clan, fondé au début du XXe siècle, a été un temps considéré comme le plus puissant du pays. Il fait partie des cinq grandes familles de la mafia italo-américaine du nord-est des Etats-Unis.
Mais la condamnation à perpétuité, en 1992, de John Gotti, le chef du clan qui était devenu une célébrité nationale, a porté un sérieux coup à l'organisation, qui ne s'en est jamais vraiment remise.
Inculpé en 2008 dans un dossier gigantesque lié au clan Gambino, il avait été condamné à 16 mois de prison après avoir plaidé coupable d'extorsion.
La mafia italo-américaine est indissociable de la région de New York, voire même de l'histoire des Etats-Unis, depuis les années 1920, mais elle est largement passée au second plan depuis le début des années 2000.
Elle est revenue à ses activités historiques: extorsion, prêts usuraires, jeu clandestin, fraude aux cartes de crédit ou à l'assurance santé. La police a opéré une série de coups de filets en 2016 et 2017.
Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).
Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.
Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.
Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.