Étoile jaune: Esther Benbassa dénonce « une cabale »
La sénatrice écologiste de Paris Esther Benbassa a dénoncé mercredi "une cabale" après la polémique autour du port d'une étoile...

Étoile jaune: Esther Benbassa dénonce « une cabale »

La sénatrice écologiste de Paris Esther Benbassa a dénoncé mercredi "une cabale" après la polémique autour du port d'une étoile...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La sénatrice écologiste de Paris Esther Benbassa a dénoncé mercredi "une cabale" après la polémique autour du port d'une étoile jaune par un groupe de personnes dont une fillette, dimanche lors de la marche contre l'islamophobie.

"Mon honneur est sali", a regretté auprès de l'AFP la sénatrice, accusée de négationnisme sur les réseaux sociaux. "C'est une affaire politique", a-t-elle ajouté.

"Il y a eu une maladresse", a-t-elle reconnu. "Elle n'est pas antisémite, cette maladresse. Personne n'a volé la souffrance de l'autre. Il y a partage de la souffrance, ils disent +voilà ce qu'ils ont subi, nous on n'en veut pas+".

"Je suis prof à la fac, il faut que je m'explique", a souligné Mme Benbassa, rappelant qu'elle a été la première femme titulaire de la chaire d'histoire du judaïsme moderne à la Sorbonne.

Sur une photo largement relayée sur les réseaux sociaux, on voit, au côté de la sénatrice écologiste, une poignée de manifestants portant sur leurs manteaux une étoile jaune, qui rappelle celle que devaient porter les juifs pendant la Seconde guerre mondiale - bien qu'elle n'ait que cinq branches et non six comme l'étoile de David. Au centre de l'étoile, le mot "muslim" ("musulman" en anglais, NDLR) et à côté, un croissant jaune.

L'image a déclenché de nombreuses réactions indignées de personnalités de la communauté juive ainsi que de politiques depuis dimanche.

Esther Benbassa a expliqué ne pas avoir remarqué l'autocollant sur les manteaux des manifestants.

La sénatrice elle-même ne porte pas cet autocollant mais, "abusé par un montage photo", le président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, Sammy Ghozlan, a adressé des courriers de protestation à la présidence du Sénat et à la présidence du groupe CRCE auquel est rattachée la sénatrice.

Il s'est depuis excusé auprès de Mme Benbassa. Mercredi, dans un communiqué, il a reconnu que celle-ci n'a pas porté cette étoile. "Si nous condamnons l'usage de ce symbole lors de la manifestation contre l'islamophobie, il convient de rétablir la vérité et rendre justice à la sénatrice", indique-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le