« Être maire, c’est la plus belle aventure de toute ma vie » : le cri du cœur d’une élue
Proche de ses concitoyens, au service des autres... le maire doit faire face à tous les petits maux du quotidien. Mais comment cet élu exerce-t-il ses fonctions ? Avec le cœur ou avec la raison ? Rencontre avec Rose Marie Falque, une maire de Meurthe-et-Moselle jamais résignée.

« Être maire, c’est la plus belle aventure de toute ma vie » : le cri du cœur d’une élue

Proche de ses concitoyens, au service des autres... le maire doit faire face à tous les petits maux du quotidien. Mais comment cet élu exerce-t-il ses fonctions ? Avec le cœur ou avec la raison ? Rencontre avec Rose Marie Falque, une maire de Meurthe-et-Moselle jamais résignée.
Public Sénat

Par Priscillia Abereko

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Assise derrière son petit bureau, Rose-Marie Falque est souriante. Elle est la maire depuis dix-sept années d’Azerailles, une commune de 830 habitants en Meurthe-et –Moselle. Une petite ville, dans laquelle elle cultive une certaine proximité avec ses concitoyens : « ici à la campagne, les habitants m’appellent par mon prénom, Rose-Marie ». Rien d’étonnant pour cette élue, pour qui être proche de ses habitants fait partie de ses fonctions : « le mandat de maire c’est le plus beau des mandats, c’est celui qui est le plus en lien avec la population, et comme le dit Gérard Larcher -le président du Sénat-, cêtre maire c'est être à portée d'enguelades ».

Derrière sa voix fluette et son tailleur rose, se cache en réalité un véritable « bourreau du travail ». Chaque jour, de nombreux dossiers communaux s’empilent sur son bureau dans l’attente d’être traités : « A Azerailles, les habitants demandent tout. Ils demandent que les rues soient entretenues, propres en été déneigé en hiver, qu’il y ait une école, une garderie, une cantine (…) Mais ils viennent aussi pour des problèmes personnels qui n’ont rien à voir avec des compétences de maire ». Difficile dans ces conditions pour Rose-Marie, de ne pas considérer sa fonction comme un véritable métier : « il y a une exigence de professionnalisation, de formation, cela demande un tel investissement qu’il faut le considérer comme un métier ». Cette fonction prenante mais qu'elle a choisi, connaît également ses propres difficultés.

"Le budget de fonctionnement des communes est voté chaque année en équilibre contrairement à celui de l'Etat", la "pique" de cette élue rurale de 800 habitants adressé au gouvernement
00:15

Un quotidien de plus en plus difficile

Entre baisse du nombre d’élus depuis plusieurs années et demandes auprès des communes de faire des économies, 15 milliards sur le quiquennat, le quotidien des élus est de plus en plus compliqué. Un constat difficile à accepter pour Rose-Marie, dont l’engagement en tant que maire n’a jamais fléchi : « il ne faudrait pas trop réduire le nombre d’élus, c’est la richesse et la particularité de notre pays. Les élus, c’est le symbole de l’État (...) et puis les communes doivent voter des budgets à l'équilibre ce qui n'est pas le cas de l'Etat ».

Si elle conteste les coupes budétaires imposées par le gouvernement en revanche elle salue le rapporchement entre les jeunes et la politique opéré par Emmanuel Macron : « avec les récentes élections notamment des législatives (…) j’ai beaucoup aimé l’arrivée de ces jeunes députés et je reconnais au Président de la République qu’il a su concilier la jeunesse avec cet engagement (...) c'est peut-être plus difficile aujourd'hui de rester dans la longévité, dans le temps,  il faut laisser les jeunes prendre le pouvoir ».


Elue depuis 17 ans Rose-Marie ne sait pas encore si elle se représentera, mais elle sait que « Être maire, restera la plus belle aventure de toute ma vie ».

 

Retrouvez l'intégralité de l'émission "Maire, le plus beau métier du monde ?" sur le site de Public Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Être maire, c’est la plus belle aventure de toute ma vie » : le cri du cœur d’une élue
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

« Être maire, c’est la plus belle aventure de toute ma vie » : le cri du cœur d’une élue
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le