Étude de l’ONU sur la biodiversité : « Encore plus alarmante que ce que l’on pouvait imaginer » selon France Nature Environnement
Invité de l’émission « On va plus loin », Jean-David Abel, vice-président de France Nature Environnement commente le rapport alarmant du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité.

Étude de l’ONU sur la biodiversité : « Encore plus alarmante que ce que l’on pouvait imaginer » selon France Nature Environnement

Invité de l’émission « On va plus loin », Jean-David Abel, vice-président de France Nature Environnement commente le rapport alarmant du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Lundi, le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES) a rendu un rapport très alarmant. Un million d’espèces sont menacées d’extinction à court terme.

Pour Jean-David Abel, vice-président de France Nature Environnement, responsable de la biodiversité, cette étude est « encore plus alarmante que ce que l’on pouvait imaginer ». « Ce qui est encore plus alarmant c’est qu’il y a un niveau de données qui caractérise cette dégradation de la biodiversité. Il y a la diversité des milieux et des régions de la planète, et il y a le fait que tout cela vient de plus de 15 000 publications (…) c’est très robuste et cela a été travaillé par des experts de plus d’une cinquantaine de pays. »

Le vice-président de France Nature Environnement tient à souligner que l’homme ne se rend pas suffisamment compte que sa survie dépend de cette biodiversité : « Nous-même en dépendons parce que notre alimentation, notre eau pure, notre air, le stockage du carbone, la fertilité des sols etc. dépendent de ce bon fonctionnement (…) Aujourd’hui, on voit bien que cette interaction touche l’humanité (…), tout le vivant mais aussi notre vie de demain et aussi notre économie de demain. »

Et il poursuit : « Le changement que les activités humaines font peser sur les milieux, sur les espèces botaniques ou animales est dans une temporalité qu’on n’a jamais vue. C’est-à-dire que les espèces n’ont pas le temps de s’adapter, de trouver des souches résistantes, de se croiser etc. et donc il y a une perte nette de biodiversité très très importante. »

Un rapport avec des solutions

Jean-David Abel explique que ce rapport « liste toute une série de solutions » : « [Ce rapport] dit que (…) si on agit de façon forte, déterminée et ambitieuse, si on y met les moyens, en quelques décennies on peut non pas retrouver un état initial, mais restaurer des populations de façon très très importante. »

Et si l’action de chaque citoyen compte (par son vote, par sa carte de crédit) pour « influer sur le monde économique, sur les décideurs », Jean-David Abel insiste sur le fait que les changements doivent principalement venir des États : « Aujourd’hui, si vous parlez de normes, de réglementations, de régulation (par exemple des marchés), ce sont évidemment les États et les gouvernements qui ont les choses en main. »

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

Entretien avec Jean-David Abel, vice-président de France Nature Environnement, responsable de la biodiversité (en intégralité)
07:41

Partager cet article

Dans la même thématique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027
7min

Politique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027

Les groupes engagés dans l’ancien socle commun attendent que le gouvernement sorte du bois, s’agissant des pistes pour les prochains textes budgétaires. Cette année, ils n’ont pas adressé de propositions précises au gouvernement mais des grandes orientations, laissant à Matignon le point de départ des discussions. Alors que l’équation budgétaire se complique avec le ralentissement de la croissance, les rapporteurs généraux craignent le pire dans les prochains mois.

Le

Illustration in India.
2min

Politique

Cabinet de conseils : le parquet national financier annonce une saisie de 65 millions d’euros dans l’enquête pour fraude fiscale autour de McKinsey

Le parquet national financier a annoncé vendredi la saisie, avec la justice belge, d’une somme de 65 millions d’euros dans le cadre de l’enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale autour du cabinet de conseil McKinsey. L’enquête avait été ouverte en mars 2022 dans le prolongement de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017.

Le

FRA – GARCHES – HOPITAL RAYMOND-POINCARRE – PMR
6min

Politique

Fauteuils roulants, prestations sociales, école inclusive, accessibilité : quel est le bilan d’Emmanuel Macron en matière de handicap ?

Après deux quinquennats, la situation pour les personnes handicapées est mitigée. Des progrès sont là, avec le remboursement des fauteuils roulants, une hausse des aides sociales ou une présence accrue des élèves en situation de handicap à l’école. Mais les difficultés d’emploi, le manque de places dans le secteur médico-social ou des problèmes d’accessibilité rendent encore la vie des personnes handicapées difficile.

Le

Drought severely weakens maize crops. A lack of rainfall and high temperatures cause water stress, which can slow plant growth and reduce yields. Faced with these weather conditions, farmers must adapt their practices and optimize water use to safeguard th
7min

Politique

Plan d'aide d'1 milliard pour les agriculteurs : « Le gouvernement doit sortir de la perpétuelle urgence », demande Guillaume Gontard

Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse exceptionnels, le gouvernement a annoncé vendredi plus d'1 milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française durement éprouvée. Insuffisant pour les syndicats qui réclament au moins le double. Le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard, demande au gouvernement une réponse structurelle à une crise systémique qui passe par une réduction des émissions et l'adaptation au climat.

Le