Etudiant immolé à Lyon: Nuñez « comprend l’émotion » mais « condamne » les violences
Le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez a dit mercredi "comprendre l'émotion légitime" après l'immolation d'un étudiant...

Etudiant immolé à Lyon: Nuñez « comprend l’émotion » mais « condamne » les violences

Le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez a dit mercredi "comprendre l'émotion légitime" après l'immolation d'un étudiant...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez a dit mercredi "comprendre l'émotion légitime" après l'immolation d'un étudiant à Lyon mais "condamne les violences" qui ont visé notamment un bâtiment du ministère de l'Enseignement supérieur à Paris.

"Je condamne les violences de la nuit. On peut comprendre l'émotion légitime (...) On peut comprendre qu'il y ait des manifestations devant les Crous, mais les menaces de mort contre les responsables de Crous, les dégradations physiques, l'empêchement de l'ancien président de la République, François Hollande de tenir une conférence, sont des faits qui sont totalement inacceptables", a affirmé M. Nuñez sur France Inter.

"L'Université est un endroit de libre expression et donc je condamne très fortement ces violences", a ajouté le secrétaire d'Etat.

La ministre de l'Enseignement supérieur "Frédérique Vidal a fait en sorte que cette rentrée universitaire soit au coût le plus bas possible", a-t-il complété.

Interrogé sur le risque de convergences des mobilisations, entre celle des étudiants, la perspective d'un mouvement d'ampleur contre la réforme des retraites et les "gilets jaunes", le secrétaire d'Etat a affiché sa "sérénité".

"Nous observons la situation de manière extrêmement sereine sans aucune crainte particulière", a-t-il observé.

"La revendication doit s'exprimer de manière légitime. Elle ne peut pas passer par des violences ou des blocages qui paralysent l'économie du pays", a-t-il souligné.

Plusieurs rassemblements de centaines d'étudiants en colère, à l'appel du syndicat Solidaire, se sont déroulés mardi dans plusieurs villes de France, notamment à Lyon où un étudiant de 22 ans s'est immolé vendredi devant un restaurant universitaire, et qui est toujours entre la vie et la mort.

En difficulté financière - il avait perdu sa bourse en "triplant" sa deuxième année de licence à l'université Lyon 2 - le jeune homme a expliqué son geste dans un message lu mardi: "Aujourd'hui je vais commettre l'irréparable, si je vise le bâtiment du Crous ce n'est pas par hasard, je vise un lieu politique".

A Paris, la grille d'entrée du ministère de l'Enseignement supérieur a été arrachée mardi soir par des manifestants, en marge d'un rassemblement d'étudiants qui s'est déroulé dans le calme devant le Crous.

A Lille, l'ancien président François Hollande a été empêché de donner une conférence à l'université par des manifestants dénonçant la précarité étudiante.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le