Euro-2020: des politiques appellent à annuler le match France-Turquie
Le match France-Turquie qualificatif à l'Euro-2020 lundi soir doit être annulé, ont réclamé lundi des responsables politiques...

Euro-2020: des politiques appellent à annuler le match France-Turquie

Le match France-Turquie qualificatif à l'Euro-2020 lundi soir doit être annulé, ont réclamé lundi des responsables politiques...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le match France-Turquie qualificatif à l'Euro-2020 lundi soir doit être annulé, ont réclamé lundi des responsables politiques après le salut militaire des joueurs turcs lors d'un précédent match, alors qu'Ankara a lancé une offensive contre des positions kurdes dans le nord-est de la Syrie.

"On ne peut décemment accueillir demain au Stade de France ceux qui saluent le massacre de nos alliés Kurdes !", a tweeté dimanche soir le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, assortissant son tweet d'une photo montrant les joueurs turcs fêter par un salut militaire un but contre l'Albanie en éliminatoires pour l'Euro-2020 vendredi.

"Avec ce salut militaire, l’équipe de football turque a hélas brisé la frontière qui doit séparer le sport de la politique", a justifié M. Lagarde, par ailleurs président du groupe d’études sur les Kurdes à l’Assemblée nationale et organisateur d'un rassemblement de soutien aux Kurdes mardi soir au Théâtre du Gymnase.

"Le football ne doit pas servir la propagande d'Erdogan", a abondé lundi l'eurodéputé et vice-président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella, qui souhaite aussi l'annulation du match.

Il a jugé sur Twitter "impensable que des joueurs turcs fassent le salut militaire sur notre sol, ou que la Marseillaise soit encore sifflée ce soir", alors que des supporters turcs l'avaient pour partie sifflée en juin à Konya lors du match aller.

Le député LR Eric Ciotti a pour sa part appelé lundi sur LCI le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à "prendre ses responsabilités", l'appelant à "suspendre" ce match, "pour des raisons de sécurité, compte tenu de la tension qui existe", alors que de nombreux supporters turcs sont attendus au Stade de France.

A l'adresse de l'UEFA, il a aussi considéré comme "une aberration" le fait que "la Turquie participe à une coupe d’Europe de football", car "la Turquie n'est pas en Europe".

Le ministre des Relations avec le parlement Marc Fesneau a appelé de son côté sur Sud Radio à ce que ce match soit "une parenthèse sportive", et à "laisser le sport à l’abri des querelles internationales", tandis que le ministre turc des Sports et l'ambassadeur de Turquie avaient appelé dimanche à "l'amitié", à la "fraternité" et à la "courtoisie".

Philip Townsend, chef de presse de l'UEFA, a fait savoir dimanche que la confédération européenne de football allait "examiner" le salut des joueurs turcs, en rappelant que le règlement "interdit les références à la politique et à la religion".

La Turquie a déclenché mercredi une offensive dans le nord de la Syrie contre une milice kurde, deux jours après que les Etats-Unis ont retiré des militaires déployés dans certains secteurs du nord syrien juste à la frontière avec la Turquie.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le