Europe : « Le sujet migratoire est aussi un peu instrumentalisé », estime Lemoyne
Selon Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, la réponse à la question migratoire doit être commune. Il évoque une possible sanction financière pour les États réfractaires.

Europe : « Le sujet migratoire est aussi un peu instrumentalisé », estime Lemoyne

Selon Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, la réponse à la question migratoire doit être commune. Il évoque une possible sanction financière pour les États réfractaires.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Un mini-sommet sur les migrants s’est tenu ce week-end à Bruxelles. 16 pays étaient présents pour évoquer la question migratoire, mais le groupe de Višegrad était aux abonnés absents.

« Ce qui est sûr, c’est que l’Europe, aujourd’hui, elle fait face à un certain nombre de tests de solidité » déclare Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, qui a une image plutôt positive de cette rencontre. « Si on regarde les propos du président du Conseil italien, il s’est déclaré très satisfait ».

Selon lui, le défi migratoire est « commun », et il faut donc « porter une réponse commune ». Pour les États qui refusent d’accueillir et de participer à l’effort de solidarité, le secrétaire d’État aborde la possibilité d’une sanction financière : « Le président du Conseil italien a eu une proposition qui est similaire à celle du Président de la République, c’est de dire que ceux qui ne jouent pas le jeu, et qui n’acceptent pas d’accueillir des personnes qui doivent l’être, doivent être pénalisés financièrement ».

Jean-Baptiste Lemoyne rappelle que l’Europe, lorsqu’elle a lancé ses vagues d’élargissements à l’Est, a été « très généreuse » et a « accueilli » ces pays. « À un moment, il faut voir tous les efforts qui ont été faits (…). À l’époque, on n’a pas chipoté, et aujourd’hui on doit retrouver cette solidarité européenne chez l’ensemble des États membres » déclare-t-il.

Pour lui, « le sujet migratoire est aussi un peu instrumentalisé ». « Les flux de migration ont été divisés par 20 depuis 3 ans » indique-t-il, avant de conclure : « Si le sujet aujourd’hui est en haut de l‘agenda européen, c’est parce qu’un certain nombre de forces en ont fait un sujet politique ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Europe : « Le sujet migratoire est aussi un peu instrumentalisé », estime Lemoyne
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le