Europe : une démocratie à géométrie variable
Si l’Union Européenne a déjà traversé de nombreuses crises depuis sa création, celles-ci se sont multipliées lors de la dernière décennie. Crise des migrants, crise de l’euro mais aussi et surtout crise démocratique de l’Union Européenne. Comment l’Union Européenne peut-elle surmonter ces obstacles ? De quelle manière sont gérées les crises européennes ? L’Europe citoyenne, existe-t-elle encore ?

Europe : une démocratie à géométrie variable

Si l’Union Européenne a déjà traversé de nombreuses crises depuis sa création, celles-ci se sont multipliées lors de la dernière décennie. Crise des migrants, crise de l’euro mais aussi et surtout crise démocratique de l’Union Européenne. Comment l’Union Européenne peut-elle surmonter ces obstacles ? De quelle manière sont gérées les crises européennes ? L’Europe citoyenne, existe-t-elle encore ?
Public Sénat

Par Romain Vincent

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Le référendum peut-il régler les questions européennes ? C’est un outil compliqué à utiliser. En effet, en voulant donner le choix directement à la population, les dirigeants prennent ainsi le risque de ne pas pouvoir se conformer aux résultats, notamment sur des problématiques européennes. Ce fut le cas lors de la crise en l’euro. Ainsi en 2015, le Premier ministre Grec, Alexis Tsipras a soumis à référendum le plan d’austérité proposé par l’Union européenne. Le non l’emporte alors avec 61,31 % des suffrages. Pour autant, les résultats du référendum ne seront pas respectés afin d’éviter une sortie de la Grèce de la zone euro.

Le référendum : complication pour les problématiques européennes ?
00:35

Une crise démocratique profonde émerge : comment lier souveraineté nationale (référendum) et enjeux européens ? La question se pose toujours avec le Brexit qui tarde à se mettre en œuvre, plus de 3 ans après le vote du peuple britannique. Pour Hans Stark, secrétaire général du centre d’études des relations franco-allemandes de l’IFRI, si la parole populaire n’est pas toujours respectée par la suite, c’est également car les citoyens n’ont pas toutes les cartes en main lorsqu’ils votent : « Les citoyens ne possèdent pas tous les éléments de compréhension des enjeux liés au référendum ». Ils ne prendraient alors pas une décision éclairée.

Les référendums qui abordent les problématiques européennes témoignent de la cohabitation complexe entre États et Union européenne.

Une prise de décision en cercle restreint

Une souveraineté européenne n’est pas non plus à l’ordre du jour en Europe. Si officiellement, la prise de décision est collégiale, ce n’est que peu souvent le cas dans la réalité. Les pays européens ont un poids politique qui correspond à leur poids économique. Plusieurs fractures se forment entre les pays européens : sur des considérations économiques ou bien au vu d’une histoire différente.

La Grèce et l'UE : David contre Goliath ?
00:42

Au-delà de ces clivages, un duo est au centre du fonctionnement de l’Union européenne : le couple franco-allemand. Soudé pendant la crise de l’euro ou divisé pendant celle des migrants, le duo est constamment le fer de lance de la décision européenne. Le risque alors est de réduire le rôle de ses partenaires européens et potentiellement d’accroître la défiance des citoyens.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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