Européennes : fin du scrutin régional?
Édouard Philippe reçoit aujourd’hui les chefs des principaux partis politiques pour les informer de la réforme du mode de scrutin des élections européennes. Le Premier ministre a confirmé l’intention du gouvernement de revenir à un scrutin national. Invitée de Territoires d’Infos ce mercredi, la ministre chargée des Affaires européennes plébiscite, elle aussi, un retour à la liste nationale.

Européennes : fin du scrutin régional?

Édouard Philippe reçoit aujourd’hui les chefs des principaux partis politiques pour les informer de la réforme du mode de scrutin des élections européennes. Le Premier ministre a confirmé l’intention du gouvernement de revenir à un scrutin national. Invitée de Territoires d’Infos ce mercredi, la ministre chargée des Affaires européennes plébiscite, elle aussi, un retour à la liste nationale.
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Par Héléna Berkaoui (avec AFP)

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Invitée de Territoires d’Infos ce mercredi, la ministre chargée des Affaires européennes s’est exprimée sur la réforme du mode de scrutin des élections européennes. Édouard Philippe reçoit aujourd’hui les chefs des principaux partis politiques pour leur présenter cette réforme. Le Premier ministre a confirmé l’intention du gouvernement de revenir à « un scrutin national, et donc d’avoir un vrai débat national » à Jean-Christophe Lagarde (UDI), selon l’AFP. En 2004, le mode de scrutin des élections européennes est passé d’une circonscription nationale à huit circonscriptions (Est, Ouest, Île-de-France…) pour ce même scrutin. L’élection européenne, prévue pour 2019, sera le premier test électoral d’Emmanuel Macron depuis les législatives de 2017.

La perspective du retour à une liste nationale suscite des critiques. Ne risque-t-on pas de déconnecter les eurodéputés des territoires, par exemple ? La ministre chargée des Affaires européennes balaie l’argument. « À quoi sert un député européen ? Est-ce que c’est représenter un territoire ou est-ce que c’est porter un programme européen, d’un parti politique européen au niveau de Strasbourg ? Je crois que la réponse est dans la question » résume-t-elle. Concernant le manque de notoriété des élus européens, Nathalie Loiseau note qu’« aujourd’hui ils sont rattachés à un territoire et personne ne les connaît. »

Autre innovation du futur projet de loi: la possibilité de constituer au niveau européen des listes transnationales, comme le souhaite Emmanuel Macron. L'idée serait d'élire, parmi tous les députés européens au niveau continental, quelques parlementaires dans le cadre d'un second vote, sur des listes transnationales. Ce qui pourrait avoir lieu à l'occasion du redéploiement post-Brexit des 73 sièges britanniques au Parlement européen. Emmanuel Macron avait déjà part de cette volonté lors de son discours à la Sorbonne.

Lire aussi : Ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron sur la refondation de l'Europe

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