Européennes: Hamon et Varoufakis veulent des listes sur un programme commun
L'ex-candidat socialiste à la présidentielle française Benoît Hamon et l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis ont...

Européennes: Hamon et Varoufakis veulent des listes sur un programme commun

L'ex-candidat socialiste à la présidentielle française Benoît Hamon et l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis ont...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ex-candidat socialiste à la présidentielle française Benoît Hamon et l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis ont lancé dimanche leur campagne pour les élections européennes de 2019, appelant à la constitution en Europe de listes sur un programme commun rompant avec l'austérité.

"Pour avoir UN agenda, UN cadre politique, nous avons aussi besoin d'une liste transnationale", a expliqué en anglais M. Varoufakis, au cours d'une conférence de presse à Paris avec Benoît Hamon.

M. Varoufakis a expliqué qu'il s'agissait en réalité de faire travailler ensemble différentes listes nationales, qui partageront un programme commun et soutiendront un candidat commun pour la présidence de l'UE. Les députés élus sous cette bannière formeront un nouveau groupe au Parlement européen.

"L'Union européenne n'existe pas, en réalité. C'est pourquoi légalement il n'est pas possible d'avoir une liste transnationale. Mais nous ferons comme si", a-t-il répondu.

M. Varoufakis, fondateur il y a trois ans du mouvement européen Diem 25, a affirmé que celui-ci comptait plus de 78.000 membres, dont environ 20.000 en Allemagne et 5.000 en France. Il a indiqué avoir noué déjà des partenariats en France, en Pologne, en Italie, en Belgique...

M. Varoufakis et M. Hamon se sont accordés sur un agenda. Un appel sera lancé en février en direction de tous les progressistes européens, et un meeting réunira en mars ceux qui auront répondu présent. En juin, une campagne sera lancée à travers l'Europe pour promouvoir les idées du mouvement.

Sur le fond, M. Varoufakis a expliqué vouloir mettre fin au face à face entre "l'establishment" qui gouverne l'Europe et les "désintégrationnistes" pour qui l'Europe est devenue un problème. Il souhaite mener une action sur deux fronts: à court terme, dès le lendemain des élections, en infléchissant les politiques européennes dans le cadre des traités existants. Et à l'horizon de 2025 en permettant l'écriture d'une nouvelle constitution européenne.

"Nous avons voulu discuter avec Diem 25 d'un agenda politique commun (..) qui soit applicable le lundi à neuf heures au lendemain de l'élection européenne (...) Bien sûr que nous voulons en finir avec l'Europe libérale (...) en tout cas l'Europe austéritaire, une Europe du chômage, du sous-emploi, de la pauvreté et des inégalités, mais pour autant, même sans changer les traités --ce que nous voulons faire--, nous pensons qu'il y a un agenda à construire en commun", a dit M. Hamon.

"Nous ne cédons pas au désespoir de ceux qui pensent que plus rien n'est possible dans la construction européenne, et qu'il faudrait donc en finir avec l'austérité et l'Europe en même temps", a-t-il résumé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
6min

Politique

François Ruffin tenté par la primaire du PS, mais rabroué par Raphaël Glucksmann : que disent les règles de participation à ce scrutin ?

François Ruffin espère participer à la primaire co-organisée par le Parti socialiste, une idée que laisse prospérer Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. Présenté comme le favori de cette primaire, Raphaël Glucksmann défend le mode d'organisation actuel, et rappelle que le principe d’un scrutin limité à l’arc social-démocrate a été validé par un vote des militants socialistes.

Le

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le